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mardi 14 juillet 2015

Le Planning familial américain coupable de trafic d'organes de bébés avortés (VIDEO Témoignage)


Le Planning familial américain coupable de trafic d'organes
                                                             de bébés avortés ? - *

Jean-Marie Lemene: "Quand le Planning familial américain
                                                             est piégé par le réel - *

"Et avec ça ? Un foie de foetus ?"               (Koztoujours) - *


autre:


L’avortement tardif et les infanticides néonataux en Europe
             (Gregor Puppink Juin 2015) - *

Succès d'une pétition contre l'infanticide post-natal
             (Gregor Puppink le 4 dec 2014) - *

Témoignage d'une Sage-femme (par Gregor puppink sur "Libertépolitique")
             "Avortement tardif et infanticide" - *

Interview de Gregor Puppink sur "Boulvard Voltaire"
"Ces enfants naissent vivants, l’Europe doit les protéger !" - *

Aller à l'entretient avec Gregor puppinck (25 janv 2015) - *

Pour aller plus loin - *

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"The Center for Medical Progress" a publié une vidéo, filmée en caméra cachée, dans laquelle le Dr Nucatola, directrice générale des services médicaux du Planning familial américain depuis 2009, reconnaît pratiquer des avortements par naissance partielle, une pratique totalement illégale, pour pouvoir prélever et vendre entre 30 et 100 $, des organes intacts de bébés avortés(le trafic d'organes est passible de 10 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis et de 500 000 $ d'amende).


"Cette forme d’avortement, pratiquée à partir du 5e mois de grossesse, consiste à déclencher l’ouverture du col pendant deux jours, à faire naître partiellement l’enfant par le siège, puis à perforer sa tête par le bas du crâne et à aspirer son cerveau avant d’extraire totalement son corps de l’utérus. Le procédé répond à un double objectif : faciliter le passage de la tête, mais aussi s’assurer de la naissance d’un bébé mort."

Tout au long de l'entretien filmé à son insu, le médecin parle d'avortements (où placer son forceps pour récupérer l'organe voulu, quelle partie écraser...) et de parties de corps de bébés à vendre tout en dégustant sa salade - ses interlocuteurs se sont fait passer pour des acheteurs potentiels et lui ont fixé un rendez-vous au restaurant. La vidéo, reprise par les sites pro-vie américains, commence à faire parler d'elle outre-atlantique et mériterait d'être entièrement traduite et sous-titrée en français. Avis aux amateurs. (via Le Salon Beige)

La voici, en anglais donc:
source (*)




(téléchargement: ici)

source (*)
(téléchargement: ici)


Le résumé d'Yves Daoudal en complément :


"C’est le foie qui est le plus demandé, bien que « beaucoup veuillent des cœurs intacts en ce moment ». Elle reçoit des demandes pour des poumons, et aussi pour des « extrémités inférieures », et elle ne sait pas trop pourquoi, sans doute « pour les tissus musculaires ».

Le seul problème est qu’il faut le faire de façon à qu’on ne dise pas « la clinique vend des tissus et se fait de l’argent avec cela ».

Elle pratique elle-même des avortements à Los Angeles jusqu’à la 24e semaine. Elle explique qu’elle tient une petite réunion chaque matin pour déterminer quelles parties du corps sont demandées (les clients remplissent un formulaire) et quelles sont les « patientes » qui ce jour-là auront des bébés sur lesquels on pourra faire les prélèvements. Ainsi les avorteurs pourront adapter leurs gestes de façon à ne pas endommager les organes à vendre ce jour-là. « Pour cette raison, la plupart des fournisseurs – sic – se font guider par échographie, afin de déterminer où ils vont mettre les forceps. Ils se disent : “Je ne vais pas écraser cette partie, je vais écraser en dessous, et au-dessus, et je vais voir si je peux avoir ça intact.” Certains changent la façon dont le fœtus se présente, de sorte qu’il ne vienne pas par la tête, parce que vous ne pouvez pas obtenir la dilatation suffisante. Si vous le faites à partir de la présentation par le siège, par les jambes, alors vous pouvez finir par avoir le crâne intact. »

La loi fédérale américaine interdit l’avortement par démembrement depuis George Bush, et la vente d’organes. Mais, dit Deborah Nucatola, « les lois sont sujettes à interprétation. Si je vous dis d’emblée que je n’ai pas l’intention de faire cela, ce qui arrive après n’a pas d’importance. »"

[Add 2] : le vice-président en charge de la communication du Planning familial américain  ne dément qu'à moitié, en jouant sur les mots :


« dans le domaine de la santé, parfois, les patients veulent donner des tissus pour la recherche scientifique pour aider à faire avancer la recherche, les soins, les traitements. Les femmes qui avortent au Planning Familial ne sont pas différentes. (…) Aucun bénéfice n’est réalisé lors de ces dons de tissus (ie d’embryons). Parfois, certains coûts, comme celui de transporter les tissus vers les meilleurs centres de recherche, sont remboursés. »

Dans la vidéo, le Dr Nucatola parle pourtant bien de vente et non de dons, et d'organes et pas seulement de tissus. Le Gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, annonce l’ouverture d’une enquête.

***

La 7e vidéo du Planning familial est en ligne. Une employée témoigne : des organes ont été prélevés alors que le cœur du bébé battait
La technicienne chargée de faire des prélèvements sur les femmes et de récupérer des organes sur des fœtus à des fins de recherche au Planning familial des Etats-Unis, Holly O’Donnell, fait de nouvelles révélations sur la 7e vidéo mise en ligne par le Center for Medical Progress. Le dernier film rapporte son témoignage sur un avortement d’un fœtus déjà très développé dont elle a vu le cœur battre au moment des prélèvements. Etait-il né vivant ? C’est ce que semble indiquer le témoignage de l’ex-employée de StemExpress, qui raconte que c’est cet événement qui lui a fait prendre la décision de quitter ce travail qui avait fini ainsi de la révulser.

C’est dans la clinique Planned Parenthood Alameda de Mar Monte à San José, Californie, que Holly a vécu cette expérience traumatisante. A la suite d’un avortement que sa collègue, Jessica, était venue la chercher pour « voir quelque chose d’assez cool ». Holly s’était trouvée confrontée avec ce qu’elle avait « jamais vu de plus proche d’un bébé entièrement développé ».
« Il avait un visage. Il n’était pas complètement déchiré. Il avait un nez très prononcé. Jessica avait un de ses instruments à la main. Elle tape sur le cœur et il commence à battre. Je regarde ce fœtus, et son cœur commence à battre. Je ne sais pas si cela fait qu’il est techniquement mort, ou en vie. » Holly est saisie, mais Jessica lui explique : « C’est vraiment un bon fœtus, on dirait que nous allons récupérer beaucoup de choses dessus. »
C’est alors que Jessica lui demande de récupérer le cerveau de l’enfant à l’aide de ciseaux, à travers son visage. « Je ne peux même pas décrire ce que cela fait. C’est à ce moment que j’ai su que je ne pouvais plus travailler pour cette société – même si c’était le moyen de guérir telle ou telle maladie. »
Au cours de cette même vidéo, le Dr Ben Van Handel, vice-président de Novogenix Laboratories, confirme que « parfois, après la procédure d’avortement, le cœur bat encore ».
Le Planning familial continue de soutenir de son côté que le prélèvement d’organes sur des bébés avortés est une « entreprise humanitaire » et qu’il n’est coupable de rien. La nouvelle vidéo vient cependant au secours de l’idée que les procédures d’avortement sont adaptées afin de récupérer des fœtus intacts, qui permettent de récupérer le plus grand nombre d’organes et de tissus et par là-même les meilleurs tarifs auprès des sociétés de biotechnologie.
L’adaptation des procédures se fait éventuellement au détriment des femmes ; dans la vidéo, Perrin Larton, directrice de l’approvisionnement d’Advanced Bioscience Resources, raconte qu’elle a vu des femmes entrer dans la salle d’opération et en sortir au bout de trois minutes.
Holly O’Donnell a rompu désormais avec ce monde. Elle raconte comment après les avortements, elle prenait souvent les petits corps dans les mains en se demandant quelle aurait pu être la vie de ces enfants. « J’ai le sentiment qu’on gâche des vies : c’est si triste que tant de gens les considèrent comme de simples “erreurs”… »
David Daleiden, responsable du tournage des vidéos clandestine dans les cliniques du Planning et de la mise en ligne de ces preuves et témoignages, évoque à l’occasion de cette nouvelle publication la « barbarie absolue de la pratique de l’avortement par le Planning familial » qui utilise parfois des bébés nés intacts et vivants. « Planned Parenthood est une organisation criminelle du haut en bas de son échelle, elle doit être immédiatement privée de tout argent public et poursuivie en raison de ses atrocités contre l’humanité », a-t-il déclaré.
(via leblogdejeannesmits)[ Retour en haut de la page  ]

(Source: Aleteia)

Des méthodes illégales et amorales

Cette vidéo, filmée en caméra cachée, lors d’un repas d’affaires est hélas éloquente : on y voit Deborah Nucatola, directrice des Services médicaux, détailler la revente de « pièces » d’embryons humains, non pas incinérés tels des « déchets médicaux », mais bel et bien revendus comme des organes humains. Un trafic d'organes de foetus issus d'avortements tardifs, ni plus ni moins. Dans cette vidéo, le Dr Deborah Nucatola décrit en détail comment le Planned Parenthood vend des parties du corps de foetus avortés, et reconnaît avoir recours à l’avortement par naissance partielle, pour mieux récupérer des organes et des corps intacts, et ainsi être en mesure de répondre à la demande. Sa description de ses actes médicaux glace le sang : "Nous sommes très bons pour récupérer le coeur, les poumons, les reins intacts", explique-t-elle. La procédure décrite, de guidage par ultra-son pour manipuler le foetus, est par ailleurs considérée comme illégale aux Etats-Unis.
Consciente des risques juridiques

La vidéo révèle également que le Planning Familial est conscient des risques juridiques encourus pour le fait de revendre des organes de foetus avortés. « Mais je peux vous dire qu’une fois les portes closes, on en parle avec nos affiliés. » La vidéo détaille également le prix d’achat de ces organes, 30 à 100 dollars le « spécimen », bien que la vente et l’achat de tissus foetaux humains soit un crime fédéral punissable de dix ans de prison et d’un demi million de dollars d’amende. A cela s’ajoute l’homicide que constitue le fait de tuer les bébés « intacts » ayant survécu à ces avortement très spéciaux.
Pour le responsable du projet « capital humain » du Center for Medical Progress, “la conspiration criminelle du Planned Parenthood pour faire de l’argent avec des morceaux de bébés avortés va jusqu’au plus haut niveau de cette organisation. Les élus doivent faire que le planning rende compte devant la loi afin qu’il soit mis fin à ce business barbare de l’avortement.”
De simples "dons de tissus"

Dans un communiqué », le Vice Président en charge de la communication du Planning Familial américain a mis quelques heures à réagir à la parution de cette vidéo, jouant sur les mots : « dans le domaine de la santé, parfois, les patients veulent donner des tissus pour la recherche scientifique pour aider à faire avancer la recherche, les soins, les traitements. Les femmes qui avortent au Planning Familial ne sont pas différentes. (…) Aucun bénéfice n’est réalisé lors de ces dons de tissus (ie d’embryons). Parfois, certains coûts, comme celui de transporter les tissus vers les meilleurs centres de recherche, sont remboursés. » L’argument est paradoxal : d’une part, il n’y a pas vente mais don, d’autre part, ce ne sont que des « tissus », pourtant explicitement décrits par le Dr Nucatola, qui précise que "les cliniques du PP peuvent fournir des organes destinés à répondre à une demande spécifique, et réaliser la vente", allant même jusqu’à parler de "menu" !
Une enquête ouverte en Louisiane

Suite à ces révélations, le Gouverneur de Louisiane, Bobby Jindal, a déjà réagi. Dans un communiqué diffusé par e-mail, il annonce l’ouverture d’une enquête à l’encontre du Planning Familial, "après que des rapports aient fait surface, affirmant que certains affiliées se servaient d’avortements partiels pour vendre des morceaux de foetus". Pour le Gouverneur Jindal, "cette vidéo d’un officiel du Planning Familial parlant d’un système de trafic de parties de corps humains est choquante et horrible. La même organisation veut ouvrir un centre d’IVG à la Nouvelle Orléans. J’ai demandé une enquête immédiate sur cette activité mauvaise et illégale, et qu’aucune licence ne leur soit accordée tant que l’enquête ne sera pas close. Je demande aussi au FBI d’assister le Département de la santé et des hôpitaux pour enquêter sur les activités criminelles reprochées à cette organisation." Une enquête et une réaction officielle qui vont sans doute faire entrer de plain pied la question de l’IVG et de ses dérives dans la campagne des élections présidentielles américaines.

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(Source: Boulevard Voltaire)



"Quand le Planning familial américain est piégé par le réel"


Nos sociétés d’images imposées sont quelquefois piégées par les images rebelles. Car il y a image et image, les permises et les interdites, les citoyennes et les extrémistes, les pieuses et les blasphématoires.

Dans l’affaire du Planning familial américain, pris la main dans le sac à vendre des morceaux de bébés avortés à la recherche médicale, il s’agit d’images prises en caméra cachée, par des militants pro-life, sur un sujet sanctuarisé : l’avortement. C’est dire si nous sommes dans l’interdit, l’extrémisme et le blasphème. C’est dire si ces images sont inconvenantes et suspectes. Mais quand elles arrivent à franchir la ligne de démarcation, comme c’est le cas ici, leur effet est multiplié, tant elles montrent le plus difficile à montrer, ce qui est.

La guerre des images fait rage parce que, contrairement à ce que l’on croit, il faut se battre pour montrer le réel. Le réel, c’est ce qui résiste. En revanche, il est permis tant qu’on voudra – et même recommandé – de montrer des images qui ne présentent que du virtuel ou du maîtrisé idéologiquement. La prétendue civilisation de l’image n’est pas tellement libre.

Quand la fondation Lejeune compare les images respectives d’embryons d’animaux et d’embryons humains, en montrant que les premiers sont mieux protégés que les seconds, elle est traduite devant le Jury de déontologie publicitaire (sic) qui la condamne. Il ne faudrait surtout pas penser que le petit de l’homme est un homme petit au risque de menacer le droit fondamental (re-sic) à l’avortement.

Quand la même fondation coproduit une vidéo qui montre des jeunes trisomiques heureux, elle est traduite devant le CSA, qui prescrit aux chaînes de télévision de ne pas la diffuser. Il ne faudrait surtout pas stigmatiser les mères qui ont décidé d’avorter leur enfant trisomique (re-re-sic).

Quand ses parents montrent des images de Vincent Lambert qui déglutit, le même CSA exige que le regard de ce jeune homme tétraplégique soit flouté. Il ne faudrait surtout pas qu’on puisse imaginer que l’euthanasie programmée de Vincent Lambert concerne un homme vivant. Alors, dans un geste d’un totalitarisme désespérément classique, il faut retoucher l’image et gommer l’une des rares parties du corps de cet homme qui s’exprime : ses yeux.

C’est pourquoi il faut féliciter les pro-life américains pour leur travail. Ils font penser à ces journalistes historiques qui ont révélé les barbaries du XXe siècle auxquelles personne ne voulait croire. En débusquant les barbaries du XXIe siècle, la banalisation prétendument démocratique de l’homicide aux deux extrémités de la vie, ces corsaires risquent effectivement de donner mauvaise conscience à certains. Tant mieux. La France qui alimente en embryons humains les paillasses des chercheurs ne peut guère pavaner. Cinq des recherches autorisées par l’Agence de la biomédecine (ABM) viennent d’être jugées illégales et annulées, suite aux recours de la fondation Lejeune.

Honneur aux reporters pro-life de la guerre contre la vie humaine.








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(Source: koztoujours)



Il y a donc cette vidéo, vidéo que j’ai croisée et évoquée en début de semaine, et dont Le Figaro a fait une présentation factuelle mercredi dernier. Sur cette vidéo, une haute responsable du Planning Familial américain détaille la pratique consistant à fournir des laboratoires en organes de fœtus. Pas peu fière, elle explique ainsi notamment qu’ils sont « devenus très bons pour attraper les cœurs, les poumons, les foies, parce que nous savons, et nous essayons de ne pas écraser ces parties du corps« . Quel adorable savoir-faire.

Face à cela, la réponse du Planning Familial, aimablement relayée par tout ce que le web compte de relativisme éthique, explique que la pratique est légale, qu’il s’agit de don d’organes. Ainsi en France, Rue89 relaie un article du New York Magazine, dont le titre « What to Say to Your Crazy Relative Who Shares the Latest Anti–Planned Parenthood Video » dit assez le mépris dont il est convenu d’abreuver ceux qui auraient eu l’insanité d’esprit de relayer cette vidéo. De fait, petit magazine, I’m one of these crazy people. Et je vais t’expliquer pourquoi.

Car en quoi consiste tant la brève de Rue89 que l’article du New York Magazine ? A citer la défense du Planning Familial US, et à s’en satisfaire. N’étant pas connaisseur de la législation américaine en la matière, je m’abstiendrai d’apprécier la légalité de la pratique. Alors, admettons pour les besoins du raisonnement que la pratique soit légale. Je noterais toutefois deux choses : d’une part que le Dr Nucatola, dans la video, laisse elle-même clairement entendre qu’il faut solliciter quelque peu l’interprétation des textes pour s’y juger conforme et, d’autre part, que le fait qu’une pratique soit légale n’a jamais épuisé le débat moral. Il arrive fréquemment que des pratiques moralement dégueulasses soient pour autant légales.

Ce qui est sidérant dans cette affaire, c’est de constater que, parce que le mot même d’avortement émerge dans le débat, les questionnements éthiques sont proscrits. Ne vous permettez donc pas de vous interroger sur le bien-fondé éthique de la pratique du Planning (pas plus que sur son inspiration) : le Planning a dit que c’était en accord avec ses plus hauts standards éthiques et moraux, fermez donc le ban, pas de discussion. Vous êtes invités à faire taire votre raison critique. Parce que l’on frémit à l’idée que l’avortement lui-même, soutenu par plus des trois quart de la population – et dont on vient d’apprendre que la pratique est en hausse – puisse être remis en cause.

Il y a ainsi des pratiques qu’il n’est pas convenable de remettre en cause. Des tabous. Donc, pas de discussion et, puisque ce tabou est en jeu, des militants de gauche se font soudain les meilleurs amis des labos pharmaceutiques, américains de surcroît, dont chacun connaît l’absolue rectitude morale. A quoi ça tient, finalement…

Et il y a donc cette info : le planning familial reconnaît fournir des organes de fœtus avortés à des laboratoires. Notez que je ne dis rien là que de très factuel : c’est leur communiqué de presse, c’est leur défense, c’est admis.

Rien que cela devrait déjà susciter pour le moins un peu d’interrogation.

Mais si l’on creuse un peu, que nous dit-elle et qu’apprend-on ?

1)    Que le Planning Familial US bénéficie d’une intégration verticale exemplaire, depuis le conseil aux femmes enceintes jusqu’à la valorisation des déchets… mais que cette intégration verticale n’est pas, par elle-même, sujette à quelque interrogation éthique que ce soit;
2)    Que le Panning Familial US s’organise en amont avec des laboratoires pour assurer l’approvisionnement en organes. Il s’enquiert des besoins des laboratoires et se fait fort de leur fournir les organes convoités. Nous parlons bien d’organes : manifestement, il est malséant d’employer ce terme et l’on préférera le mot « tissus », qui est plus joli et nous ferait presque penser à de la soierie. En l’occurrence, il s’agit bien d’extraire des bouts de fœtus : des bras, des jambes, des cœurs, des foies…
3)    Qu’il ne s’agit même pas de faire avec le résultat de l’avortement, maisd’organiser l’avortement à cette fin;
4)    Qu’il conviendrait d’analyser la pratique comme un don d’organes. Excusez ma brusquerie, surtout après le déjeuner et sachant que l’homme moderne a la tripe sensible, mais il me semble que c’est le seul cas dans lequel on tue le donneur 1 . Sans vouloir être excessivement tatillon, pouvons-nous convenir que cela peutmériter un questionnement éthique ?
5)    Que le consentement de la mère est suffisant : au stade où nous en sommes, puisqu’on a déjà dénié l’humanité du fœtus, pourquoi en effet ne pas considérer que ce que la mère donne, ce sont ses propres organes ? Même si c’est aberrant et contraire à la réalité. Même s’il m’a semblé comprendre, avec mon peu de connaissance en la matière, qu’elle garde bien tous les siens propres. Bref, le consentement de la partie concernée n’est absolument pas requis;
6)    Que des médecins ont orienté leur savoir-faire non pas pour l’intérêt de la mère(et ne parlons pas de l’enfant : restons convenables) mais dans l’intérêt des laboratoires. Ils apprennent ainsi à réaliser des avortements sous échographie pour, nous dit-on, savoir où poser les forceps et ne pas risquer d’abîmer les organes recherchés;
7)    Que ces médecins, lorsque cela est nécessaire, incitent le fœtus à changer de position pour se présenter de manière plus convenable pour son démembrement. Pare qu’il vaut mieux qu’il se présente par le siège si l’on veut en extraire les jambes ou les organes inférieurs, ou par la tête, si ce sont les organes supérieurs que l’on convoite.

Mais ceci est conforme aux plus hauts standards éthiques du Planning Familial US.

Mais ces standards éthiques ne sont pas susceptibles de faire l’objet d’une discussion puisque le Planning est en lui-même le standard éthique du monde moderne, de sorte que vous voudrez bien vous abstenir de faire preuve d’esprit critique.

Mais celui qui est « crazy« , dans ce monde, c’est moi.

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"Les infanticides néonataux en Europe doivent être condamnés" 
                                                         Gregor Puppinck (eclj.org)
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                       " légitimisation de l'infanticide "
L’EUTHANASIE  DES NOUVEAU-NÉS ET  LE PROTOCOLE DE GRONINGEN
                                      (Institut Européen de Bioéthique)

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(Fond Lejeune 29 Janvier 2014)
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vendredi 21 novembre 2014

"Les infanticides néonataux en Europe doivent être condamnés" Gregor Puppinck (eclj.org)


Infanticides néonataux:
 le Bureau de l'Assemblée du Conseil de l'Europe rejette la pétition
                 (Gregor Puppink Octobre 2015) - 7

L’avortement tardif et les infanticides néonataux en Europe
             (Gregor Puppink Juin 2015) - 6

Succès d'une pétition contre l'infanticide post-natal
             (Gregor Puppink le 4 dec 2014) - 4

Témoignage d'une Sage-femme (par Gregor puppink sur "Libertépolitique")
             "Avortement tardif et infanticide" - 3

Interview de Gregor Puppink sur "Boulvard Voltaire"
"Ces enfants naissent vivants, l’Europe doit les protéger !" - 2

Aller à l'entretient avec Gregor puppinck (25 janv 2015) - 1

Pour aller plus loin - 5

Intervention de Gregor puppinck à la "MarchePourLaVie" (25 janv 2015)*



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 le Bureau de l'Assemblée du Conseil de l'Europe rejette la pétition

Vendredi 2 octobre 2015, alors que la pétition contre les infanticides néonataux atteignait 224 000 signatures, le Bureau de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a rejeté à la majorité la pétition, estimant qu’enquêter et débattre sur ce sujet serait politiquement inopportun. Le Bureau a suivi l’avis de la Commission juridique qui avait considéré la pétition « trop sensible » politiquement et susceptible de « diviser » l’Assemblée.

Il s’agit donc d’un sujet trop sensible pour être débattu !

Cette triste décision du Bureau révèle à quel point l’avortement tardif et l’infanticide néonatal sont des tabous au sein de notre société qui préfère fermer les yeux sur ces pratiques inhumaines plutôt que de prendre le risque de mettre en cause l’eugénisme. Ces infanticides ont parfois une cause aussi minime qu’un bec de lièvre.

La pétition - la plus importante dans les annales du Conseil de l’Europe - a apporté la preuve que chaque année, en Europe, des enfants naissent vivants et parfois viables, lors d'avortements tardifs, qu’ils sont souvent abandonnés à la mort sans soins, ou tués après leur naissance en violation des droits fondamentaux garantis, en théorie, à toute personne « dès la naissance ». La pétition a aussi présenté les preuves scientifiques que les fœtus ressentent la douleur dès le deuxième trimestre de gestation.

L’ECLJ continuera de porter la défense des droits des nouveau-nés au sein des institutions européennes et nationales. Des députés nous ont dit vouloir réintroduire ce sujet au Conseil de l’Europe en 2016, lorsque les circonstances politiques y seront plus favorables.

Cette campagne n’est donc pas terminée, elle a déjà permis d’exposer au grand jour ces pratiques inhumaines et de sensibiliser un grand nombre de personnes. Un travail de fond a été initié, permettant la réunion d’informations et de nombreux et précieux témoignages de médecins et de sages-femmes.

Nous vous remercions sincèrement pour votre soutien et vous assurons une nouvelle fois de notre détermination pour mener ce combat pour la reconnaissance des droits de tous les nouveau-nés !







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Lettre de Gregor Puppinck au Conseil de l'Europe lors de la remise de la pétition (22 Janv 2015)
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Lettre de réception de la pétition par le conseil de l'Europe (24 Avril 2015)












(source: eclj.org )

A lire aussi:
Le défi de la reconnaissance des droits de l'homme en Europe ( Pape François - 25 nov 2014)
Nouveaux-nés handicapés : des dérives eugénistes en France ? (20 nov 2014)
(Laurence Henry, Jean Vanier et Philippe de Roux)
Le 19 novembre, veille de la journée internationale des droits de l’enfant, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a fait savoir qu’il estime que la pratique de l’infanticide néonatal ne relève pas de sa compétence et refuse de rencontrer des ONG désireuses de l’informer à ce sujet. En juillet 2014, le Comité des Ministres ne parvenait pas à se prononcer sur ce même sujet.

Par un courrier du 1er novembre, quatre organisations non gouvernementales (le Bureau international catholique de l'enfance, l’Union mondiale des organisations féminines catholiques, la Fédération des associations familiales catholiques en Europe et le Centre européen pour le droit et la justice) ont demandé à M. Nils Muižnieks, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de le rencontrer pour lui remettre un dossier exposant le sort des enfants nés vivants après un avortement
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Chaque année en effet, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Ces faits sont attestés par des données officielles et des témoignages de sages femmes. Une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu'à 23 semaines de gestation, le taux d’enfants survivant à l’avortement atteint 10%.

Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain. C’est pourquoi, ces ONG voulaient rencontrer le Commissaire aux droits de l’homme pour lui demander de réaffirmer que tous les êtres humains-nés vivant, ont le même droit à la vie et aux soins de santé, sans discrimination fondée sur les circonstances de leur naissance, conformément aux droits de l’homme.

Mais le Commissaire a refusé de recevoir ces ONG, estimant que sa compétence « ne couvre pas les questions soulevées ». Pourtant, le 15 janvier 2014, il avait pris position publiquement contreles avortements sélectifs en fonction du sexe, demandant leur interdiction pénale.



En outre, la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, dont on célèbre le 25ème anniversaire, rappelle que« l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance ».

Déjà, saisi par un député de cette violation des droits fondamentaux, le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe, qui réunit les gouvernements des 47 Etats membres, n’avait pas réussi, en juillet dernier, à trouver un accord sur les mesures à prendre « pour garantir que des fœtus qui survivent à un avortement ne soient pas privés des soins médicaux auxquels ils ont droit (en leur qualité de personnes vivantes au moment de leur naissance) en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme ». Certains gouvernements, par crainte de remettre en cause l’avortement tardif, refusaient de reconnaître publiquement que ces nouveau-nés ont des droits.
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Le refus du Commissaire aux droits de l’homme et l’incapacité duComité des Ministres à affirmer que tous les nouveau-nés ont le droit à la vie et aux soins de santé est une honte et manifeste un consentement tacite à l’infanticide et aux traitements inhumains.

Reste encore l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui pourrait peut-être avoir le courage d’affronter ce sujet et de suppléer aux manquements du Commissaire et du Comité des Ministres.

A cette fin, l’ECLJ va saisir officiellement l’Assemblée parlementaire, conformément à la procédure de pétition prévue à l’article 65 du règlement de l’Assemblée. Cette procédure permet à tout citoyen de demander au Président et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour.

Afin de donner du poids à cette demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette Pétition. Nous vous demandons de vous joindre à notre Pétition parce qu’il y a un besoin urgent de dénoncer ces infanticides et d’y mettre fin.









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"Ces enfants naissent vivants, l’Europe doit les protéger !"

21 novembre 2014







source: BoulvardVoltaire

Grégor Puppinck est docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ). Il s’apprête à saisir l’Assemblée parlementaire et lance une pétition pour l’obliger à assurer une protection aux enfants nés vivants à la suite d’un avortement.

Vous allez saisir l’Assemblée parlementaire au sujet de l’infanticide néonatal. Pourquoi ?

Cette saisie est l’aboutissement d’une lutte qui dure depuis des mois et de plusieurs scandales relayés par la presse européenne mais peu par la presse française.

L’Angleterre avait été secouée en découvrant que 60 enfants avaient survécu à un avortement tardif avant d’être laissés à l’abandon.

En Norvège, le gouvernement a même adopté une loi pour limiter le recours à l’avortement au-delà du seuil de viabilité après la découverte de cas similaires, grâce au témoignage d’une sage-femme.

En Italie, un scandale avait éclaté après qu’un prêtre était venu prier auprès d’un de ces enfants le lendemain de l’avortement et l’avait découvert encore vivant…

Chaque année, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20e semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Alors, un député espagnol, Ángel Pintado, s’est saisi du problème et a posé une question à ce sujet au comité des ministres du Conseil de l’Europe, qui réunit les gouvernements des 47 États membres.

Que leur a-t-il alors demandé ?

La Cour européenne des droits de l’homme garantit le respect de la vie à partir de la naissance seulement, mais les enfants en question naissent bien vivants. Le député a donc demandé au comité des ministres ce que l’Europe comptait faire pour protéger ces enfants qui ont droit au respect de leur vie, de leur intégrité physique et aux soins de santé normalement garantis par la Convention européenne des droits de l’homme.

La question a provoqué de très nombreux débats au sein du comité des ministres.

De nombreux gouvernements ont soutenu le député et appelé à protéger ces nouveau-nés, sans discrimination fondée sur les circonstances de la naissance, conformément aux droits de l’homme.

Certains de ces gouvernements ont même encouragé l’ensemble des pays à tenir compte du seuil de viabilité dans leurs lois respectives sur l’avortement.

Pourquoi cela n’a-t-il donc pas abouti à des mesures de protection pour ces enfants ?

Parce que toute décision du comité des ministres doit être prise par consensus ; or, un petit nombre s’y est opposé. Au bout de six mois, le comité a donc répondu qu’il n’était pas capable de trouver un consensus…

C’est à partir de ce moment-là que vous avez engagé les procédures ?

Effectivement, le 1er novembre dernier, le Centre européen pour le droit et la justice, le Bureau international catholique de l’enfance, l’Union mondiale des organisations féminines catholiques et la Fédération des associations familiales catholiques en Europe ont demandé à M. Nils Muižnieks, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de le rencontrer pour lui remettre un dossier exposant le sort de ces enfants.

Il s’était opposé à l’avortement sélectif selon le sexe – le « féminicide » – en janvier dernier, nous étions donc assez confiants.

Mais après nous avoir fait tourner en rond pendant quelques jours, le Commissaire aux droits de l’homme nous a fait savoir le 19 novembre qu’il estimait que la situation de ces enfants ne relevait pas de sa compétence et qu’il n’y avait donc pas lieu de nous rencontrer…

Comment expliquez-vous ces comportements en face d’une situation objectivement dramatique ?

Le sujet est tabou, on touche à la question de l’avortement et de l’infanticide eugéniste et certains gouvernements craignent de remettre en cause l’avortement tardif en reconnaissant les droits de ces nouveau-nés.

J’ai récemment échangé avec une avocate parisienne qui travaille sur le sujet et qui me confiait qu’en France, certains enfants handicapés sont tués encore après leur naissance, au motif que l’avortement est possible jusqu’au terme en cas de malformation…

Nous touchons des questions délicates que personne n’a trop envie de remuer.

C’est donc pour cela que vous saisissez désormais l’Assemblée parlementaire…?

Ce commissaire a refusé très indélicatement de répondre à quatre ONG reconnues pour la qualité de leur travail dans le monde, il ne reste donc que cette option : demander cette fois aux parlementaires d’oser se confronter à ce sujet.

Nous travaillons directement avec des députés mais nous avons lancé une pétition pour peser lors de cette requête. Seuls, nous avons toutes les chances d’être refusés. Á plus de 100.000, les choses sont différentes…

Il faut mettre à jour cette pratique répandue de l’infanticide néonatal.

Nous ne pouvons accepter que dans un même hôpital tous les efforts possibles soient faits pour réanimer un enfant prématuré de 22 semaines pendant que, quelques mètres plus loin, un petit de 26 semaines est laissé à l’agonie sous prétexte qu’il n’aurait pas été désiré… C’est inhumain.

Entretien réalisé par Charlotte d’Ornellas

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Infanticide néonatal : une pratique inhumaine qui doit être condamnée

Alors qu’une pétition contre l’infanticide est lancée auprès du Conseil de l’Europe, une sage-femme raconte comment elle a dû pratiquer des avortements tardifs.

LORSQU'UN ENFANT naît grand prématuré, tout est mis en œuvre pour le sauver. Si ce n’est pas possible, il reçoit des soins de confort et est entouré jusqu’à son décès. Des soins palliatifs néonatals se développent ainsi dans les hôpitaux.

Toute autre est la situation de ceux qui naissent vivants après un avortement. Chaque année, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20e semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, luttant pour respirer pendant parfois plusieurs heures, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques.

Pour dénoncer et mettre fin à ces pratiques, l’ECLJ a lancé une pétition à l’attention de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. 60.000 personnes l’ont déjà signée.

Ces faits sont attestés par des données officielles et des témoignages de sages femmes. Une étude publiée dans le British Journal of Obstetrics and Gynaecology a conclu qu'à 23 semaines de gestation, le taux d’enfants survivant à l’avortement atteint 10%.
Un témoignage accablant

Cela pose aussi problème au personnel médical. Voici un témoignage reçu d’une sage-femme suédoise :

« Bonjour.
J’ai travaillé pendant 36 ans comme sage-femme en maternité et soins obstétricaux. En ce moment, une réorganisation à la clinique des femmes est en cours, ce qui signifie que les avortements tardifs après 12 semaines seront effectués à la maternité. J’ai, au cours de ma carrière professionnelle, travaillé à la fois en gynécologie et en soins de maternité. Par conséquent, j’ai des souvenirs horribles de la salle de gynécologie où j’ai participé à des avortements tardifs, la plupart autour de 16 semaines, où le fœtus luttait et essayait de respirer pendant 5 à 15 minutes.
Parce qu’il n’y a pas de règles ou de règlements sur ce qu’il faut faire avec un nourrisson qui se bat pour la vie, vous le laissez mourir seul dans un bol ou une bassine.
Je pense que c’est horriblement inhumain. De plus, ce n’est pas un événement inhabituel. Environ 25% des fœtus avortés à la 16e ou 17e semaine vivent un temps plus ou moins long.
À présent, je suis à nouveau amenée à faire cela. J’avais décidé de ne plus jamais m’occuper d’une telle tâche. Suis-je maintenant obligée d’arrêter de travailler comme sage-femme ? Comment devrais-je agir ? Et si je suis obligée de me forcer à le faire à nouveau, que dois-je faire avec le fœtus quand il est vivant ?
J’ai lu dans la loi sur la protection des animaux comment tuer des chatons, des chiots ou d’autres petits animaux. Il y a des règles claires pour que la mise à mort soit faite d’une manière qui ne provoque pas l’anxiété ou de la douleur chez l’animal… »


Laisser des enfants agoniser sans soins, ou les tuer, simplement parce qu'ils ne sont pas désirés, est inhumain et contraire aux droits fondamentaux. Pourtant, le 19 novembre, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a fait savoir qu’il estime que la pratique de l’infanticide néonatal ne relève pas de sa compétence et refuse de rencontrer des ONG désireuses de l’informer à ce sujet pour lui remettre un dossier exposant le sort des enfants nés vivants après un avortement. En juillet dernier, le Comité des ministres ne parvenait pas à se prononcer sur ce même sujet, certains gouvernements refusant de reconnaître les droits de ces enfants prématurés.
Le déni du Conseil de l’Europe

Pourtant, en droit européen, tout être humain né vivant a droit au respect de sa vie, de son intégrité physique et aux soins de santé, sans discrimination selon les circonstances de sa naissance.

Face à ce déni d’humanité, l’ECLJ appelle à saisir l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, selon sa procédure officielle de pétition, et invite toute personne à s’y associer en signant la pétition (ici) . Cette procédure permet à tout citoyen de demander à la présidente et au Bureau de l’Assemblée d’inscrire un sujet à l’ordre du jour.

Afin de donner du poids à notre demande auprès de l’Assemblée, l’ECLJ invite toute personne à s’associer à cette pétition, parce qu’il est urgent de dénoncer ces infanticides et d’y mettre fin.

Gregor Puppinck est directeur de l’ECLJ.

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(Source: Radiovatican)
Entretien - Un sujet tabou vient d’émerger sur la scène médiatique : celui de l’infanticide post-natal. Chaque année, plusieurs douzaines d’enfants naissent vivants lors d’avortements, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Ces enfants sont le plus souvent abandonnés à la mort sans soins, ou tués par injection létale ou asphyxie, puis jetés avec les déchets biologiques. Quatre ong (the International Catholic Child Bureau, the World Union of Catholic Women’s Organisations, the Federation of Catholic Family Associations in Europe and the European Centre for Law and Justice) dont trois catholiques, ont décidé de dénoncer ces situations enregistrées dans de nombreux pays européens, dont la Grande Bretagne, l’Espagne ou encore l’Italie.

Le Centre européen pour la loi et la justice a lancé une pétition il y a quelques jours à l’attention de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe : Elle compte déjà 100 000 signatures. Le directeur de cette association basée à Strasbourg, Grégor Puppinck, affirme que le tabou de l’avortement doit selon lui être levé si l’on veut être en mesure d’en affronter les enjeux concrets.


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L’avortement tardif et les infanticides néonataux en Europe
             (Gregor Puppink - Bilan Juin 2015)

(plein écran: ici)


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"Les infanticides néonataux en Europe doivent être condamnés" 
                                                         Gregor Puppinck (eclj.org)
Quand le mépris du droit à la vie des nouveau-nés nous oriente vers une
                       " légitimisation de l'infanticide "
L’EUTHANASIE  DES NOUVEAU-NÉS ET  LE PROTOCOLE DE GRONINGEN
                                      (Institut Européen de Bioéthique)

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Fil d'actualité de Gregor Puppinck: ICI

. "Nations-Unies: lancement de la «Déclaration de Genève sur les soins périnatale» (+)
. "Les infanticides néonataux en Europe doivent être condamnés" Gregor Puppinck
. Conférence de Gregor PUPPINCK sur l'avortement et le statut
de l'embryon pour la CEDH
. Contrat d'Union Civil ? - "Europe: la famille diluée dans les
droits de l’homme"
. ONU : Grégor Puppinck dénonce les atteintes à la liberté des
consciences et de religion en Europe
. Mariage pour tous: Adoption puis PMA et GPA , l'effet domino
. La Cour européenne des Droits de l’homme impose l’adoption
homosexuelle
. PMA : la France a déjà voté...
. MariageGay - "Il n'existe pas de droit à l'adoption"
. DPI - Le Diagnostic préimplantatoire fait débat (31 Aout 2012)

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Vidéos :

L' initiative Citoyenne Européenne « Un de Nous » au parlement européen - Discours de Grégor Puppinck


VIDEO Intervention de Sophia Kuby sur le financement européen de l'avortement au titre de l'aide au développement (en français) : ICI

VIDEO Intervention du Professeur Filippo Vari sur le cadre juridique du financement européen de la recherche destructrice sur embryons humains (en français) : ICI

Article sur Aleteia

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autres articles du blog: 


"Les infanticides néonataux en Europe doivent être condamnés" 

                                                         Gregor Puppinck (eclj.org)
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L’EUTHANASIE  DES NOUVEAU-NÉS ET  LE PROTOCOLE DE GRONINGEN
                                      (Institut Européen de Bioéthique)

"Débat Derville-Le Mené : L’union est-elle possible dans la défense de la vie ?

"Les infanticides néonataux en Europe doivent être condamnés" Gregor Puppinck
Conférence de Gregor PUPPINCK sur l'avortement et le statut
de l'embryon pour la CEDH
La Commission met son veto à l’initiative citoyenne « UN DE NOUS » :
une décision contraire aux exigences éthiques et démocratiques
"Déclaration des Serviteurs de la vie" (Jérôme Lejeune)
L' Embryon, l' "UN DE NOUS" (One Of Us)
L' UE doit cesser de financer la recherche sur l' Embryon (15 dec 2011)
Pierre-Olivier Arduin - " - L' embryon non brevetable" ( 18 nov 2011 )
Bonne nouvelle pour l' Embryon ! - AFC ( 18 nov 2011)
Tugdual Derville - " l' embryon définit" ( 28 oct 2011 )
Xavier Mirabel - " Cour Européenne et embryon " ( 25 oct 2011 )
Arrêt de la Cour européenne de justice : définition de "l’embryon humain"
Jean-Marie Le Méné : « Hors de question de passer impunément par-dessus le respect de la vie humaine »
L'embryon humain ne peut être considéré comme un simple matériau de recherche 




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(Fond Lejeune 29 Janvier 2014)
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Dépistage de la trisomie 21 :
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dans quatre pays européens (29 Aout 2012)
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Vers une généralisation du nouveau test de dépistage de la trisomie 21 (3 Aout 2012)
Traiter la trisomie 21 : L'ère des essais clinique (1er Mars 2012)
Dépistage précoce de la trisomie 21 (allianceVita -19 Dec 2011 )
Trisomie : espoir de traitement (21 Nov 2011)
Généthique.org ( 20 oct 2011 )
Débat Jean Leonetti - Jean-Marie Le Méné : la France est-elle devenue eugéniste ?
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mission parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique
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Bioethique – Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune:
"La loi transgresse plus et protège moins"
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