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mardi 15 décembre 2015

"Ivresse et lassitude" par Foucauld Giuliani (sur @AlterCatho)





Un paradoxe frappant de notre société peut s’énoncer de la façon suivante : terriblement lasse d’elle-même, elle est cependant incapable de croire en sa transformation profonde. Dès lors, il n’est pas étonnant qu’elle réagisse à la menace terroriste de deux façons contradictoires. La lassitude qu’elle ressent envers elle-même la conduit à trouver dans cette menace un motif pour se divertir ; l’incapacité de croire en quelque chose de différent et l’assèchement complet de l’imagination politique la conduisent, quant à eux, à se persuader de sa valeur, à évacuer le doute qui l’empoisonne et à se déclarer prête à tout pour se défendre. Qui pourrait nier que les attentats sont, pour nos responsables orphelins de toute transcendance politique à offrir aux acerbes électeurs, une occasion de voir leur légitimité populaire embellie d’une nouvelle jeunesse ? Les voici investis d’une mission claire et nette : combattre le terrorisme.

Que les choses soient claires. Je ne dis pas que les attentats rendent quiconque heureux, ni qu’ils font les affaires de tel ou tel. Ce qui m’interpelle, c’est la façon dont les effets du drame sont recyclés par la machine à passions qu’est la société pour s’assurer de sa consistance et pour ouvrir une nouvelle page de son histoire.

François Hollande n’aurait jamais pensé qu’il déciderait, un jour, d’assumer la posture du chef de guerre et de prendre l’accent martial et solennel qui doit l’accompagner. Frédéric Lefebvre, l’un des cadors de l’UMP, ignorait qu’il était un poète en puissance, même dans ses rêves les plus fous. A l’annonce des attentats, le voilà qui se lève dans la nuit, saisi d’une fièvre inconnue… La fièvre de l’inspiration créatrice. La main tremblante, il plonge sa plume dans le pot d’encre, et commence : « Dans le ciel ta voix résonne / Sur l’asphalte s’écrase ton flanc (…) » Quant à Alain Finkielkraut, la proclamation du « retour de l’Histoire » le démangeait certes énormément depuis quelque temps mais il n’osait pas encore l’affirmer haut et fort. Maintenant, il peut se soulager une bonne fois : « L’Histoire est de retour ».

Ce qu’on décèle, dans ses attitudes, c’est une certaine ivresse découlant de l’apparente expérimentation du tragique. Le tragique, ce n’est pas le triste, le malheureux, le regrettable. Le sentiment du tragique est quelque chose de bien plus complexe et aussi, sans doute, de bien plus rare. Pour qu’il y ait sentiment du tragique, je pense qu’il faut que trois éléments principaux se trouvent réunis : tout d’abord, une forme de nécessité, de fatalité ; ensuite, l’existence d’une épreuve morale liée à la pression d’une adversité exercée dans la durée ; enfin, le risque de la mort. La nécessité est liée au fait de devoir vivre l’inévitable. Or, chacun peut constater que la volonté inflexible des djihadistes ne peut mener qu’à l’affrontement, quel que soit la forme pris par celui-ci. La tragédie, c’est l’engrenage, la liberté humaine qui ploie sous une force qui la convoque, la défie et menace de la broyer. L’épreuve morale est évidente. « Que faire ? Ferons-nous les bons choix ? » nous demandons-nous avec inquiétude. « Saurons-nous rester unis ? Nous diviserons-nous ? ». Chacun se sent concerné. La vie prend un caractère plus intense. Les gestes et les paroles sont auréolés d’une sorte de charme inconnue, le charme étrange de l’épreuve et du quitte ou double. Et puis, évidemment, le risque de la mort. Chacun est une cible, nous dit-on. Et on laisse aux citoyens le soin de compléter cet avertissement : « Puisqu’on m’attaque, je vais me défendre, je ne suis pas un lâche ! »

Je n’écris pas pour juger le sens des responsabilités de nos gouvernants, la raison d’être de leurs décisions. Je suis incompétent pour ce faire et je veux bien croire que la situation est difficile, qu’elle exige un certain doigté. J’observe simplement, une nouvelle fois, que tout, pour l’homme, est objet de divertissement et de spectacle, même l’horreur. Tout de suite les poses, les grandes phrases, la figuration. Cette observation frappe d’autant plus l’esprit lorsque la lassitude de soi et l’absence de perspective collective condamne les individus à surexploiter certains événements et à s’exagérer certaines menaces. Car s’il est évident que l’Etat islamique et ses thuriféraires doivent être considérés comme des « ennemis », est-il sérieux de penser qu’ils pourraient être la cause d’une guerre ouverte en France ? Et au fond, n’est-ce pas le sentiment du pathétique plus que le sentiment grandiose du tragique que les faits et gestes monstrueux des terroristes devraient éveiller en nous ? Dès lors, le sentiment du tragique ne trahit-il pas un désir de s’enivrer, de s’imaginer que notre histoire prend une tournure inattendue, justifiant par-là même tout ce que nous sommes ?

Peut-être existe-t-il une autre façon de réagir à l’événement, une voie qui permettrait tout à la fois d’éviter les pièges de la posture de l’homme-en-train-de-se-regarder-faire-l-Histoire et les insuffisances de celui qui, parce qu’il est attaqué par des pauvres types se trouve soudainement extraordinairement beau dans le miroir. Cette voie serait celle de l’imagination politique. Se réunir, discuter, penser, travailler, imaginer ensemble ce que pourrait être une cité juste. Bref, retrouver un certain esprit utopique, lavé des emportements idéologiques qui ont condamné notre époque à un réalisme froid, infécond et cynique. Ce serait un esprit utopique fait d’idéal moral, d’exigence, de sens de la justice, de fraternité et d’espérance. Ce faisant, nous ne chercherions pas dans la politique un opium ou un moyen de nous désennuyer mais plutôt une chance de prendre collectivement l’existence au sérieux.

J’ai rencontré l’autre jour l’un de ces gars qui pensent que la lucidité est seule capable de sauver l’humanité. Financiarisation, crise écologique, terrorisme… Se répéter que le pire est probable, se convaincre qu’il est même inévitable et que les choses vont empirer, voilà comment éveiller en nous la force d’agir et de changer en profondeur nos systèmes économiques et politiques ! A mon avis, cette méthode ne mènera pas loin. Le désir d’agir trouverait dans l’idée du meilleur un aliment au moins aussi puissant que l’aliment peu nourrissant du catastrophisme, produit de la conscience certaine du pire. Une idée du souhaitable, de l’excellent, du parfait, c’est depuis toujours ce que les utopies se proposent de représenter, révélant par-là même que l’homme est conçu pour la perfection et le bonheur. On leur oppose le fait qu’elles sont inutiles et que jamais elles ne s’accompliront. C’est peut-être vrai mais leur signification ne tient pas seulement à la croyance en leur réalisation. Leur mérite est plutôt de faire se lever en nous les ressources du désir et de l’espérance. Nous sommes orphelins de toute utopie et à cause de cela nous en venons à abandonner spiritualité et politique, à délaisser la liberté collective et à ne voir dans le quotidien que la morne répétition d’un spectacle qui ne change pas et duquel nous cherchons le plus souvent possible à nous divertir.



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"Ivresse et lassitude" par Foucauld Giuliani (sur @AlterCatho) [*]

Attentas du 13 Novembre 2015 ... [*]

Signature de la "Charte de la Laïcité" par les parents à l'école !
Neutralité religieuse dans les structures privées: 
             il est temps de cesser de surjouer la laïcité ! (Jean-Frédéric Poisson)
«Ce n'est pas l' Islam...» ? - Rémi Brague,  André Malraux, Paul anel"
#JeSuisCharlie : En état de choc, on fait n’importe quoi
                     par Guillaume de Prémare (...et autres assais)
Attentats:  Unité de la France ,unité de l'Islam  et civilisation ?
"Les prophéties de Bernanos" ( Clément Borgal ) - Impasse de la Liberté
Réaction du Cardinal Mamberti sur le jugement de la Cour européenne
 à propos de la Liberté de conscience et religieuse (@news_va_fr 2013)
Le Gender ou "L'idéologie libertaire à l'assaut de nos libertés fondamentales"  par François-Xavier BELLAMY
"Jeunesse Lumière à 30 ans" JL30 avec le Père Daniel Ange 
La France est-elle encore la « fille aînée de l’Eglise » ? Par le cardinal Philippe Barbarin
Spiritualité conjugale selon Jean Paul II - 1/2 - "Le rêve de Dieu par Yves Semens"
Spiritualité conjugale selon Jean Paul II - 2/2 - "Une spiritualité conjugale"
Lettre de Mgr Aillet (MANIFPOURTOUS , Bioéthique , Gender , Euthanasie Morale Laïcque...)
Homélie de Mgr Marc Aillet à Notre Dame de Chartres (clôture du pèlerinage)
Dominique Humbrecht : " À défaut d'avoir précédé, nous (L'Église de France) 
pouvons encore suivre. Nous sommes acculés à l'exemplarité culturelle."
Veilleurs: "Cathos et rebelles" ( via Le Figaro 18 Avril 2014)
"Les Veilleurs" (20 Avril 2013)
Proclamation de St Thomas More comme patron des responsables 
de gouvernement et des hommes politiques
Loi naturelle et loi civile: 1-"un mariage de raison"
"1984" de George Orwell avec Raphaël Enthoven dans"Le Gai Savoir
Halte au narcissisme du corps avec Adèle van Reeth
Les nouvelles technologies vont-elles réinventer l' homme ?
"Le droit canonique est un droit de guérison"(L'Eglise : une institution juridique ? )
La liberté religieuse en cause en Europe
La voix éloquente et claire de la Conscience
Conscience morale: "Les chrétiens au risque de l'abstention ? "
La liberté de conscience et religieuse menacée aux États-Unis


Cardinal André XXIII - Extrait " Vision actuelle sur la Laïcité (KTO) "
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie I)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie II)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie III)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie IV)

La laïcité à la française " une analyse de Mgr Jean-Louis Bruguès
La voix éloquente et claire de la Conscience
"La révolte des masses" - d' Ortega Y Gasset
Quand l' Eglise interpelle les consciences....pour 2012
Adieu Benoît XVI - Livre d' Or (ici)
Spiritualité conjugale selon Jean Paul II - 1/2 - Le rêve de Dieu par Yves Semens
Démocratie "entre" Loi civil et loi morale - Extrait de l' Evangile de la Vie (Evangelium vitae)
Inauguration de la statue de Jean-Paul II par Monsieur le Sénateur Gérard COLLOMB
Dans les combats, "Mes Armes" - faisons les nôtres ... (Ste Thérèse de l' enfant Jésus)
"DIVINI ILLIUS MAGISTRI" LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ
LE PAPE PIE XI SUR L'ÉDUCATION CHRÉTIENNE DE LA JEUNESSE
La morale laïque, une nouvelle religion pour la République ?
(Observatoire Sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon)
"Notre République" par Charles Vaugirard
La Laïcité, 4éme devise de la République pour Mr Olivier Falorni !!!!
"Tomber la culotte" ET "morale laïque" de Vincent Peillon à l' école 
Chiara Petrillo: "OUI à la VIE"
L' état doit il avoir une éthique ? La loi est elle pédagogique et donc
oriente elle vers le bien ?
Démocratie "entre" Loi civil et loi morale
Extrait de l' Evangile de la Vie (Evangelium vitae)
Chronique libre: "De l'ordre moral à l'ordre infernal"
Conscience morale: "Les chrétiens au risque de l'abstention ? "
La liberté de conscience et religieuse menacée aux États-Unis


jeudi 5 juin 2014

"L’anti-populisme est un populisme" via Marie-Hélène (@Noxetlux) sur "Les Alternatives Catholiques"


Les Alternatives Catholiques

L’anti-populisme est un populisme


Depuis dimanche dernier, en réaction au score historique du Front National aux élections européennes, les prises de position de la classe politique se sont suivies et ne se sont que trop ressemblées, massivement enracinées dans un mot d’ordre anti-populisteinefficace et délétère. On a pu être révolté par une telle rhétorique sans être le moins du monde partisan du vote frontiste, mais animé par une réelle inquiétude quant à la capacité des responsables politiques à lui apporter une réponse. Pour peu que leurs interventions aient eu un aspect théâtral et distrayant, elles ont surtout été le témoignage d’une sphère politique plus capable d’émotionnel et de moralisme que de réalisme, jetant de l’huile sur un feu qu’elle s’employait à éteindre. C’est ici que s’exprime l’un des plus lamentables paradoxes de la communication politique : en dénonçant l’instrumentalisation des craintes du « peuple » et l’ignorance irresponsable de ce dernier, les anti-populistes ne font qu’encourager et singer les populistes en cherchant à en prendre le contre-pied. L’anti-populisme est un populisme.

Anti-populisme et populisme ne sont en effet que les revers d’une même médaille : celle de l’aveuglement et de l’irresponsabilité politique. Faux jumeau du populisme, l’anti-populisme s’avère non moins extrême et d’autant plus dangereux qu’il se donne les apparences de la vertu. Il est surtout profondément révélateur d’une conception de la politique, de la démocratie et du citoyen qui anime nombre de nos gouvernants et qui interroge sur leur capacité à prendre la mesure de la crise politique actuelle. Car se saisir constamment de la bannière de la lutte contre les « extrêmes » et contre tout ce qui peut être rangé derrière le vocable fourre-tout de « populisme » révèle en général une incapacité flagrante à affronter les problèmes de fond, à se remettre en cause et à tendre l’oreille en direction de l’électorat.[1]

L’anti-populisme est un élitisme. Non pas un élitisme de classe mais un élitisme de valeurs. Au nom d’un prétendu « cercle de la raison » opposé à un « cercle des passions », les anti-populistes font des victimes du populisme de grands enfants, tout en légitimant au passage leur propre présence au pouvoir. Le mépris du « peuple » va encore plus loin lorsque l’opprobre est explicitement jetée sur le vote frontiste, traité comme la pire des abjections, en véritable « honte pour la France »[2]. On touche ici au paradoxe d’un discours d’exclusion se revendiquant du combat contre « le rejet de l’autre ». Dans son numéro paru ce mardi, le journal Le Monde allait particulièrement loin dans l’expression de son indignation : « En Europe, où elle faisait déjà figure de maillon faible, la France va inévitablement apparaître comme le mouton noir en proie aux délétères – et détestables – pulsions du national-populisme ».

L’attitude anti-populiste héberge un second paradoxe : combattre le populisme passe bien souvent par des solutions proprement populistes. Combattant ceux qui prennent le peuple par les sentiments dans un contexte de crise généralisée, les anti-populistes se tournent vers le malheureux « peuple », lui expliquent qu’il a voté de la sorte parce qu’il est dans la misère sociale et économique et lui proposent des mesures pour améliorer ses conditions de vie. Ce n’est donc pas un hasard si Manuel Valls s’est empressé de rappeler ce dimanche sa volonté d’augmenter prochainement les plus bas salaires.

Les postures militantes anti-populistes sont donc inefficaces à plusieurs titres. Elles contribuent à amplifier le sentiment de distance entre la classe politique et les citoyens, déjà largement nourri par la multiplication des scandales médiatiques, par l’enfermement des partis dans des visées purement politiciennes et par le cantonnement des discours et programmes dans des logiques ouvertement idéologiques. En cela, elles font bel et bien le lit du populisme, quand elles n’y ont pas elles-mêmes recours dans une tentative désespérée de sauver la situation. De ce jeu usant alternativement des cordes anti-populiste et populiste résulte un concert inaudible et néfaste, abondamment relayé par les médias.

Il semble plus facile de lutter contre un ennemi que l’on contribue à se façonner que de prendre ses responsabilités et de se mettre au travail, en s’interrogeant par exemple sur l’assise démocratique de l’Europe et son lien aux citoyens et aux États, en remettant en question les modes de gouvernement et l’attitude de la classe politique. L’anti-populisme est un aveuglement, une volonté de ne pas dire le nom des crises qui agitent nos sociétés contemporaines au nom de doxas qui transcendent et minent les partis.



[1] Analyser l’anti-populisme n’a rien de partisan : il s’agit bien d’abord de s’interroger sur les stratégies politiques – dont chacun peut être juge quel que soit son ancrage politique –, ainsi que sur les conséquences de l’anti-populisme – à savoir la distance toujours accrue entre gouvernants et gouvernés. Se réjouir de ce dernier aspect relèverait d’une vision tristement court-termiste. En outre, une politique se résumant à des opérations de communication finit par sonner creux : elle se doit d’être en premier lieu pouvoir d’agir et terreau d’initiatives concrètes. La politique est donc abordée ici avec un regard qui n’essaie d’avoir pour seul parti que l’exigence du Bien Commun.

[2] Cf) la déclaration du député EELV Barbara Pompili.

à lire aussi : "Le catholicisme face à la nouvelle question sociale"

Source:


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"L’anti-populisme est un populisme" via Marie-Hélène (@Noxetlux)
                                                        sur "Les Alternatives Catholiques"
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"La révolte des masses" - d' Ortega Y Gasset
"Liber", l'impôt negatif - Présentation du revenu de base
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"Laïcité de l'Etat, laïcité de la société ?" - Conférence du Cardinal Ricard  
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( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie I)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie II)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie III)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie IV)
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BUG au Parti socialiste (2011 Béatification de Jean-Paul II ) "La France n’est pas la fille aînée de l’Eglise, c’est « une République laïque »"
Lettre de Mgr Aillet (MANIFPOURTOUS , Bioéthique , Gender , Euthanasie Morale Laïcque...)
                    Extrait de l' Evangile de la Vie (Evangelium vitae)
Loi naturelle et loi civile: 1-"un mariage de raison"

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