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mardi 3 juin 2014

La réforme territoriale de François Hollande !


[Edito] Des régions et des hommes




Le Président a tranché. D’un coup de crayon, je n’ose dire d’épée, il a divisé par deux, ou presque, le nombre de nos régions.

Le projet était annoncé il y a deux mois par Manuel Valls lors de son discours de politique générale. Mais le Premier ministre avait affiché un calendrier long, jusqu’au 1er janvier 2017, prévoyant des discussions entre les élus régionaux afin que nos collectivités puissent se marier librement. Or le Président a écrasé l’accélérateur : les présidents de régions ne conteront plus fleurette, il n’y aura point de fiançailles, ce sera un mariage forcé décrété par l’Elysée.

On peut rester perplexe devant une telle décision, et surtout, nous pouvons nous poser quelques questions : pourquoi un tel empressement à regrouper les régions ? Et surtout quel est le but de ces fusions ?

Une région n’est pas juste une zone délimitée sur une carte. Ce n’est pas non plus une ligne dans le Code général des collectivités territoriales. C’est une terre, avec des hommes, une histoire, une culture, une identité, une activité économique, sociale, politique. Délimiter une région ne peut se faire à la légère, sans consulter ses habitants, sans réfléchir aux conséquences de ces actes. Une telle décision ne peut être brutalement accélérée, c’est impossible et cela ne peut conduire qu’à un échec cuisant.

Mais aussi, ce qui surprend est le but de ces fusions. Pourquoi créer des superrégions ? On parle de “taille critique” comme si les régions actuelles étaient trop petites. On évoque la “compétitivité” des régions dans la mondialisation et l’Europe… On évoque cela, oui, sans pour autant nous montrer sur une carte la taille des autres régions d’Europe… Régions qui sont souvent de la même taille, parfois plus petites, très rarement plus grandes. L’argument de la taille critique n’aurait-il aucun sens ? J’en ai bien peur…

Mais surtout comment défendre la fusion de régions quand on envisage la suppression des départements ? Ont-ils conscience que cela va creuser le fossé entre régions et citoyens ? Ont-ils conscience que cela va blaser encore plus l’électeur, qui n’y comprendra rien et qui se trouvera au milieu de régions informes, impersonnelles, aux élus distants et invisibles ?

Une semaine après le choc des européennes, avait-on besoin d’un tel recul démocratique ?

Charles Vaugirard - 3 juin 2014

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[Edito] "Le naufrage du redécoupage des régions"


François Hollande est à nouveau parti pour se planter sur la réforme du redécoupage des régions. Tous les ingrédients sont là, comme si rien n'avait été appris des échecs passés. C'est presque désespérant tellement ça devient prévisible.

Pour commencer, les annonces sont cafouilleuses. Quand on prépare une telle réforme, on choisit tout de suite la ligne. Soit on passe en force, soit on laisse le dialogue se dérouler. Mais on ne change pas de pied en cours de route. Alors que Manuel Valls avait annoncé une feuille de route dans laquelle le gouvernement laissait, dans un premier temps, les mariages se faire spontanément, voilà que Hollande nous prépare, pour demain matin, une carte des nouvelles régions. On a zappé la phase de dialogue entre collectivités, pour arriver directement sur le découpage autoritaire. Non sans avoir laissé du temps à tous les fantasmes et les redécoupages. Les journaux ne se sont pas privés, d'ailleurs, avec leurs petites infographies "faites vous-même le redécoupage". Résultat, chacun a sa petite idée sur ce qu'il faut faire, ou ne pas faire. Un peu comme la composition de l'équipe de France de football, où on compte plusieurs millions de sélectionneurs...

Le déroulé est problématique, car avant même la publication officielle, au moins une fusion a fuité, celle des Pays-de-Loire et de Poitou-Charentes, qui finalement, ne s'est pas faite, mais elle donné le ton. Elle cristallise toutes les critiques qui tomberont sur cette réforme. Évidemment, tout le monde a pensé que Ségolène Royal a pesé sur ce choix, car même s'il est cohérent, il n'est pas la seule alternative. Le soupçon du copinage et du redécoupage spécialement conçu pour favoriser les intérêts de certains grands élus socialistes surgit immédiatement. Bien entendu, le reste du redécoupage va être examiné à cette aune, et on trouvera des cas où la nouvelle carte arrange bien un président de région sortant. Comme pour le repassage, s'il y a un faux pli au premier passage du fer, c'est galère à rattraper quand on est sur un tissu très froissable. La publication de la carte "officielle", a immédiatement entrainé une critique en règle de Dominique Bussereau, accusant Hollande d'avoir favorisé Sapin et Royal (de la promotion Voltaire) avec la fusion de Poitou-Charentes-Limousin-Centre. Un attelage il est vrai un peu inattendu.

Autre source d'ennuis, la Bretagne historique, les 4 départements plus la Loire-Atlantique, c'est raté, et la prochaine fenêtre de tir, c'est dans cinquante ans, au minimum. Les élus et la population bretonne ont beaucoup espéré des annonces de François Hollande sur le redécoupage régional. La déception risque d'être immense (et le mot est faible) avec une pression sur les parlementaires bretons qui risque d'être terrible. L'étiquette pèsera peu au regard des attentes du terrain. Voter contre la réunification de la Bretagne, c'est un coup à perdre sa circonscription en 2017. Un cas comme celui-là est parfait comme abcès de fixation médiatique. Le risque est grand que l'enjeu de la réforme se retrouve, sous le prisme des médias, résumée à la question de la Loire-Atlantique. Je ne parle pas de la fusion entre Alsace et Lorraine, avec un choix problématique pour la capitale régionale.

Comme il va falloir passer par une loi, qui n'est pas encore passée en conseil des ministres, il y aura un temps de latence entre les annonces de François Hollande et l'adoption définitive du texte. Le temps, pour tous les opposants à la nouvelle carte, de se répandre dans les médias. Et ils seront nombreux, y compris à gauche, car si on favorise certains barons, c'est au détriment d'autres, qui vendront chèrement leur peau. Les présidents de conseils généraux, voués à disparaitre, ont une occasion en or de casser les reins de Hollande, pour lui enlever toute velléité de proposer un autre texte de loi portant réforme des collectivités locales. Un très bon moyen pour que la question de la survie du département soit tuée dans l'oeuf.

Quand viendra le moment de l'examen au Parlement, ça va être sportif pour le gouvernement... qui risque un rejet du texte qui sera interprété comme un nouveau revers politique, enfonçant un peu plus François Hollande, déjà bien affaibli.

Par Samuel, lundi 2 juin 2014

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 La réforme territoriale de François Hollande !
"Notre République" par Charles Vaugirard
"La révolte des masses" - d' Ortega Y Gasset
"Liber", l'impôt negatif - Présentation du revenu de base
 Laïcité - A propos du " logement d’urgence" à la ministre Cécile Duflot  
La morale laïque, une nouvelle religion pour la République ?
                                            (Observatoire Sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon)
"Laïcité de l'Etat, laïcité de la société ?" - Conférence du Cardinal Ricard  
Cardinal André XXIII - Extrait " Vision actuelle sur la Laïcité (KTO) "
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie I)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie II)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie III)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie IV)
La voix éloquente et claire de la Conscience
La Laïcité, 4éme devise de la République pour Mr Olivier Falorni !!!!
BUG au Parti socialiste (2011 Béatification de Jean-Paul II ) "La France n’est pas la fille aînée de l’Eglise, c’est « une République laïque »"
Lettre de Mgr Aillet (MANIFPOURTOUS , Bioéthique , Gender , Euthanasie Morale Laïcque...)
                    Extrait de l' Evangile de la Vie (Evangelium vitae)
Loi naturelle et loi civile: 1-"un mariage de raison"

mercredi 12 février 2014

"Notre République" par Charles Vaugirard






Il est un mot qui déclenche de nombreuses passions et parfois certaines interrogations. Il s’agit de “République”.


Tous les débats qui agitent le pays depuis plus d’un an : mariage pour tous, idées issues des “gender studies”… et plus globalement la vision du politique qu’exprime le gouvernement Ayrault nous ramène à cette notion de “République”. Nos dirigeants se présentent comme des Républicains passionnés, et toutes ces mesures iraient dans le sens de “l’égalité républicaine”. Ainsi, selon eux, s’opposer à ces réformes n’irait pas dans le sens de la République, et ce serait même une forme “d’intégrisme religieux”.


Vincent Peillon, ministre mais aussi philosophe, se veut le chantre d’une “religion républicaine”. Il le dit dans son livre La Révolution française n’est pas terminée : “La laïcité elle-même peut alors apparaître comme cette religion de la République recherchée depuis la Révolution.”1 Manuel Valls, quant à lui, considère que les manifestants de la Manif pour tous sont “antirépublicains”…


Donc, le laïcisme, les convictions pro mariage pour tous, la défense des idées issues des “gender studies” seraient des indicateurs d’une bonne conscience républicaine ? En sommes-nous arrivés là ?


Un tel climat pourrait pousser certains d’entre nous dans un profond rejet de la République voire les rendre nostalgiques d’un ancien régime bienveillant envers les chrétiens. Ne faisons pas cette erreur. La République de Peillon et de Valls est certes proche de celle du petit père Combes et de certains conventionnels de 1793, mais elle n’a rien de commun avec la plupart des républicains des deux derniers siècles. Pourquoi ? Parce qu’il y a cinq Républiques, et que ces républiques ont connu une multitude de tendances et de courants différents. Hollande, Peillon et Valls passeront, comme les anticléricaux de 1905 ont passé.


En regardant l’histoire, nous voyons que notre pays a vu des chrétiens soutenir la République et contribuer à sa construction. En 1848, le bienheureux Frédéric Ozanam, accompagné de Lacordaire et de milliers de chrétiens, a soutenu la nouvelle République. Ozanam, qui était monarchiste dans sa jeunesse, avait compris que la monarchie était désormais impossible et qu’il nous incombait de participer à l’édification de la démocratie. L’histoire lui a donné raison, l’espoir d’une restauration est belle et bien morte. Qu’on le regrette ou non, la République est désormais “le réel”. Pour que ce régime ne se retourne pas contre le bien commun, il convient alors de participer pleinement à son fonctionnement. C’est ce à quoi le pape Léon XIII nous appelait dès 1891. Certains chrétiens l’ont bien compris, et leur engagement a porté de nombreux fruits : dans la Résistance, des chrétiens ont contribué à bâtir la République de la Libération. Rassemblés, en partie, au sein du MRP, ils ont été les acteurs majeurs de la IVème puis du début de la Vème République. Ces régimes ont permis au pays de se reconstruire. Et surtout : nulle trace d’anticléricalisme dans ces Républiques à leur commencement. Beaucoup d’entre eux se reconnaissant dans Frédéric Ozanam mais aussi dans Charles Péguy : intellectuel militant, républicain, dreyfusard, philosophe et chrétien. Péguy était la référence première des résistants chrétiens et, parmi eux, du général de Gaulle.


Ne laissons pas la République à Peillon et Valls ni aux fantômes hideux de 1793 et 1905. Notre République louée par Ozanam, pensée par Péguy et défendue dans les maquis vaut beaucoup mieux que cela : elle est cet idéal de liberté, d’égalité et de fraternité, qui est l’avènement temporel de l’Evangile comme le disait Frédéric Ozanam.


Charles Vaugirard


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"Notre République" par Charles Vaugirard
La Laïcité, 4éme devise de la République pour Mr Olivier Falorni !!!!
Lettre de Mgr Aillet (MANIFPOURTOUS , Bioéthique , Gender , Euthanasie Morale Laïcque...)
"Tomber la culotte" ET "morale laïque" de Vincent Peillon à l' école 
                    oriente elle vers le bien ?
                    Extrait de l' Evangile de la Vie (Evangelium vitae)
Loi naturelle et loi civile: 1-"un mariage de raison"

"Laïcité de l'Etat, laïcité de la société ?" - Conférence du Cardinal Ricard  

Cardinal André XXIII - Extrait " Vision actuelle sur la Laïcité (KTO) "

( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie I)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie II)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie III)
( Quelle société voulons nous ? (Cardinal André XXIII ) - Partie IV)

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