samedi 13 décembre 2014

Soulager mais pas tuer



Interview de Tugdual Derville et Philippe Pozzo di Borgo 
                  VIDEOS [*]                                  (10 dec 2014 - Figarovox) [*]

Réaction du collectif @soulagerpastuer aux conclusions 

du rapport Claeys-Leonetti                              (12 dec 2014 - Figarovox) [*]

Communiqué de presse du comité "Soigné dans la dignité" 
                @SDDFRANCE                                     (12 dec 2014 - SDD) [*]

Rapport Claeys-Leonetti : Entre ambiguïté et tentation de l’euthanasie
          par Mgr Dominique Rey                                (14 dec 2014 - SDD) [*]


Tugdual Derville décrypte le rapport Leonetti / clayes 
pour @soulagerpastuer                             (14 dec 2014 - AllianceVITA) [*]


Des éléments pour comprendre le rapport Leonetti-Clayes sur la fin de vie
 par  @LFruchaud                              (Généthique - 15 dec 2014 - SDD) [*]

"Je suis inquiète pour les personnes vulnérables"  par Béatrix Paillot    

                                            (Ombres et Lumières - 15 dec 2014 - SDD) [*]

"Est-ce qu’une loi peut donner une mort apaisée ?" (Dr Olivier Jonquet)

                          (Convergence soignants/soignés  - 15 dec 2014 - SDD) [*]

Déclaration de François Hollande lors de la remise du rapport 
Claeys-Leonetti                                                   (10 dec 2014 - Elysée) [*]










(source: figaro vox)

Philippe Pozzo di Borgo, est l’auteur du Second Souffle (Bayard) qui a inspiré le film Intouchables, signe avec le psychiatre Jean-Louis Terra (Claude-Bernard Lyon-I) et Tugdual Derville, fondateur d'À bras ouverts, auteur de La Bataille de l'euthanasie (Salvator), une mise en garde contre les critères — âge, handicap — qui permettraient à la société d'étiqueter une catégorie de la population « apte au suicide ». Les auteurs sont à l’initiative du collectif Soulager mais pas tuer, dont on peut signer l’appelici.

[Le Figaro, 10/12/2014] — C'est parce que nous avons tous trois en commun d'avoir côtoyé la très grande vulnérabilité - sans que jamais elle soit pour nous source d'indignité — que nous avons décidé de prendre la parole ensemble: un « tétra », qui s'assume « non présentable », dont la vie a inspiré le filmIntouchables, alors qu'il aurait consenti au suicide si on le lui avait proposé quand il était désespéré ; un « psy », engagé depuis longtemps dans la prévention du suicide à tous les âges de la vie ; et le fondateur d'une association pour enfants et jeunes porteurs de handicaps qu'il a toujours considérés comme 100 % vivants.

Notre pays semble prêt à admettre que certaines vies seraient devenues indignes, que certains suicides s'imposeraient comme solution dans l'épreuve de la fin de vie, et qu'il entrerait dans la mission des soignants, soit de proposer la mort, soit de la provoquer.

De multiples raisons sont avancées : la souffrance physique ou morale, la grande dépendance ou le grand âge… Certains n'hésitent pas à invoquer le sentiment d'inutilité qu'éprouvent des personnes qui approchent de leur mort, ou bien le poids de leur fin de vie pour leurs proches, et même le coût économique des derniers mois de la vie.

Comment en est-on arrivé là ? Comment se fait-il que de nombreux Français imaginent désormais qu'il faudrait choisir entre « souffrir » et « mourir » ? La loi fin de vie de 2005, votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale, écarte pourtant à la fois l'acharnement thérapeutique et l'euthanasie. Elle promeut des soins palliatifs accessibles à tous, qui luttent contre la douleur physique et les souffrances morales des personnes gravement malades et de leurs proches. C'est la voie solidaire choisie par la France. Elle se résume en quatre mots : soulager mais pas tuer.

Alors que des personnalités militent explicitement pour l'euthanasie et le suicide assisté, d'autres ont commencé à utiliser l'expression « aide à mourir », pour des sédations terminales : celles-ci constitueraient en réalité un déguisement de l'euthanasie si leur objectif assumé est de provoquer rapidement la mort.
Pourquoi jouer avec les mots ?

Aide à mourir ? Notre expérience de l'accompagnement des personnes qui traversent de lourdes épreuves nous fait partager une conviction : ce que les personnes en grande souffrance attendent avant tout, c'est une aide à vivre !

Nous avons tous besoin d'un regard qui fait vivre. De gestes tendres et respectueux qui nous confirment notre dignité et notre humanité. De mots qui nous protègent de notre propre désespérance. C'est la relation qui fait vivre. Nous en avons tous un besoin vital quand nous traversons un moment d'extrême fragilité. Alors que monte l'isolement des personnes âgées de façon dramatique (24 % des plus de 75 ans en sont victimes, soit 1,2 million de personnes), c'est le moment de leur montrer qu'elles ont toute leur place au cœur de la société. Voilà la priorité qui doit mobiliser les pouvoirs publics. Ce serait d'ailleurs la meilleure façon de casser la spirale anxiogène qui tétanise les Français devant la dépendance, le grand âge et la mort.

Suicide assisté ? Cette notion accole deux mots antinomiques ; elle remet en cause tout le travail des acteurs de la prévention du suicide. Elle démobilise ceux qui agissent au nom de la solidarité contre ce fléau qui frappe, particulièrement, les personnes âgées les plus isolées.

À l'heure où un premier rapport d'activité de l'Observatoire national du suicide vient d'être remis au ministre de la Santé, la mobilisation contre la souffrance, physique et psychique, ne doit pas être freinée par une ambiguïté au plus haut niveau de l'État.

Notre pays s'honore d'une politique de prévention du suicide qui n'exclut aucune catégorie de citoyens. Cette politique se concentre sur la « crise suicidaire », ce moment à hauts risques qu'il faut tenter de déceler, où la désespérance menace de faire basculer un destin, irrémédiablement. Il n'est pas évident de distinguer la crise suicidaire d'une demande d'euthanasie : schématiquement, dans la crise suicidaire, le centre de gravité de la souffrance est le moral, tandis que le corps est souvent préservé. Dans la demande d'euthanasie, ce serait l'inverse : le corps, sous l'agression de la maladie, fait perdre l'espoir. En réalité, dans les affections physiques sévères, la « psyché » et le « soma » sont intriqués au point qu'une authentique dépression n'est pas facile à déceler.

Chaque suicide — sans exception — constitue un échec, une grande violence pour les proches et toute la société. Selon quels critères d'âge, de handicap, de maladie notre société se permettrait-elle d'étiqueter une catégorie de la population « apte au suicide » ? Quelle violence pour ceux qu'on exclurait ainsi officiellement de la politique de prévention !


L'urgence est à la cohérence : la fragilité fait partie de chaque vie ; elle appelle à une solidarité protégée par l'interdit de tuer, fondement de notre pacte social et de la relation entre soignants et soignés.

Video 1: "Philippe Pozzo di Borgo, parrain de Soulager mais pas tuer"
Video 2: "Cédric, porte-parole de Soulager mais pas Tuer"







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(Source: Soulagerpastuer)

Réaction aux conclusions du rapport Claeys-Leonetti


Réaction aux conclusions du rapport Claeys-Leonetti


« Soulager mais pas tuer » réagit aux conclusions du rapport Claeys-Leonetti remis au Président de la République et s’inquiète du contournement des mots ‘’euthanasie’’ et ‘’suicide assisté’’ sous l’expression « sédation profonde et continue jusqu’au décès », évoquée comme un nouveau droit et une obligation pour certains cas spécifiques (p.20 à 23 du Rapport). Ceci confirme la menace d’une euthanasie déguisée.

La sédation en phase terminale, prenant le risque d’accélérer exceptionnellement la survenue du décès, peut être légitime. En revanche, une sédation qui a pour intention et résultat de provoquer rapidement la mort est une euthanasie. Jouer avec ces mots, c’est introduire une grave confusion qui risque d’insécuriser les patients qui douteront de l’intention réelle de ceux qui les soignent.

Quant aux directives anticipées, les rendre ‘’contraignantes’’ n’est acceptable que si l’on privilégie toujours le dialogue entre soignants et soignés.

La focalisation du débat sur ces questions présente un risque majeur : celui de favoriser de façon systématique et déshumanisée l’application de protocoles de fin de vie anesthésiques répondant à l’angoisse, non plus par une écoute et par un accompagnement, mais par un endormissement anticipé coupant toute conscience et toute relation.

« Soulager mais pas tuer » note positivement l’annonce de François Hollande de développer les soins palliatifs avec la mise en place d’un plan triennal, une priorité attendue depuis 2012 par tous les Français. L’abstention du gouvernement sur ce sujet n’a que trop duré : il faut passer aux actes.

En conclusion, « Soulager mais pas tuer » entend suivre de près le calendrier parlementaire. Et s’il se confirme que l’interdit de tuer est remis en cause, le mouvement appellera les Français à descendre dans la rue pour réclamer une vraie protection des personnes les plus vulnérables contre la douleur physique et la souffrance morale, et pour l’accompagnement du patient et de ses proches.

« Il faut aider à vivre, pas à mourir. Le respect de la dignité de chacun passe par le respect de son droit à l’imperfection ». Philippe Pozzo di Borgo, parrain de Soulager mais pas tuer.


Réactions aux déclarations ambigües de Manuel Valls (16 Dec 2014)



Le Premier ministre vient de confirmer devant les députés socialistes la stratégie adoptée par le gouvernement sur la fin de vie.
Il affirme vouloir « qu’on avance », « par paliers progressifs » ;
Il justifie son refus d’utiliser les mots suicide assisté et euthanasie pour ne pas heurter.
Il taxe par avance de « conservatisme » ceux qui vont s’opposer à sa nouvelle proposition de loi, au nom de la protection de la vie des personnes fragiles.

Soulager mais pas tuer dénonce avec force ce qu’une telle déclaration révèle : la volonté délibérée de dissimuler la réalité en levant l’interdit de tuer sans le dire, de façon dissimulée et progressive, doublée d’une stigmatisation de ceux qui entendent préserver cet interdit comme fondement de la confiance entre soignants et soignés. Pour Soulager mais pas tuer, ce n’est pas par principe les mots euthanasie et suicide assisté qui sont contestables, mais la réalité de ce qu’ils recouvrent ; en avançant masquée, l’euthanasie est encore plus trompeuse. Les Français ont droit à des termes exacts et non pas manipulés. La sédation profonde terminale jusqu’à la mort, telle qu’elle a été explicitée à l’Elysée vendredi 12 décembre 2014 est une euthanasie déguisée, dès lors qu’elle vise délibérément à provoquer la mort, notamment par un arrêt conjoint d’hydratation et d’alimentation.

Soulager mais pas tuer annoncera dans les prochains jours la nature de l’appel à la mobilisation qu’elle lancera en réponse à l’annonce d’un premier débat parlementaire le mercredi 21 janvier 2014.

Fil d'actualité "Soulager mais pas tuer": Ici
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(Source: SDD)
Les députés Jean Leonetti et Alain Claeys ont rendu le 12-12-2014 au Président de la République le rapport contenant les conclusions de leur mission parlementaire sur la fin de vie.

L’association Soigner Dans la Dignité, regroupant plus de 500 étudiants en médecine souhaitant réfléchir sur la fin de vie, soutient la recherche affichée de concertation sur ces sujets si délicats.

Nous sommes fiers d’avoir pu contribuer à la réflexion de cette mission, notamment sur le thème de la formation des étudiants en médecine et du renforcement de la culture palliative. Il nous semble essentiel d’accélérer fortement le développement des soins palliatifs,

en unité spécialisée, au sein des différents services hospitaliers et à domicile. Nous croyons en cette médecine humaine et entière dans sa prise en compte de la personne malade.

En phase avec les lois votées en 1999, 2002 et 2005, nous nous réjouissons des dispositions renforçant le droit des malades, tout en préservant le rôle tout particulier du personnel soignant. A cet égard, nous soutenons une généralisation des directives anticipées, aujourd’hui peu connues. Ces directives sont un outil essentiel de dialogue a priori avec les médecins, et une aide à la décision qui ne doit pas être négligée en fin de vie. Nous ne voulons pas toutefois que ces directives soient vues comme un contrat non opposable signé entre le personnel soignant et la personne malade.

Nous voulons toutefois exprimer nos inquiétudes relatives aux questions de la sédation et du double effet. On ne peut accorder un « droit » à ce traitement lourd sans réduire à zéro la contribution du médecin. Le principe du double effet doit rester la règle dans l’utilisation de traitements susceptibles d’abréger la vie : l’intention et la volonté de soulager la personne en sont le critère déterminant. Parler d’une « sédation profonde et continue », ou d’une « aide à mourir » nous semble autoriser un acte médical rattaché directement à la volonté d’abréger la vie d’un patient.

Nous avons choisi cette voie longue et difficile des études de médecine pour accompagner les personnes d’un bout à l’autre de l’existence, dans le respect absolu de ce qu’elle sont et donc de leur vie. Nous nous félicitons des avancées de ce rapport en en matière de soins palliatifs et de rénovation des études de médecine. Nous sommes néanmoins inquiets des évolutions pouvant résulter de l’utilisation politique d’un traitement médical lourd et très particulier comme la sédation, et serions fortement opposés à ce que le débat parlementaire prévu pour le début 2015 évacue le critère de l’intentionnalité du médecin et le principe du double effet.

L'équipe SDD

Euthanasie : «Nous sommes la main qui soigne, non celle qui tue»

Fil d'actualité "Soigner dans la dignité": Ici



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(Source: AllianceVITA)



Tugdual Derville décrypte le rapport Leonetti / clayes pour @soulagerpastuer


Suite à la remise officielle du rapport Claeys/Leonetti au Président de la République, vendredi 12 décembre, Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, et porte-parole du collectif ”Soulager mais pas tuer“, s’est exprimé auprès des médias sur le danger de la sédation, mettant en garde contre une “euthanasie masquée”.


La mission sur la fin de vie des deux députés – Alain Claeys, PS, et Jean Leonetti, UMP – s’est achevée par la remise d’un rapport au président de la République le 12 décembre 2014, avec comme mesure principale la création d’un « droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès ». Cette sédation deviendrait obligatoire pour le médecin, y compris lorsqu’une personne qui n’est pas en fin de vie décide d’arrêter tout traitement et, de ce fait, engage son pronostic vital à court terme.

Alliance VITA avait été auditionnée le 24 septembre dernier par la mission. A cette occasion, elle avait notamment souligné trois points essentiels :

1/ les dangers de transformer la pratique normale de la sédation – acte d’endormir un patient pour soulager ses douleurs, en principe temporaire et réversible - en une sorte de droit où le patient pourrait imposer au médecin de lui faire perdre conscience jusqu’à la mort.

2/ le statut de l’alimentation et de hydratation artificielles, contestant qu’elles soient forcément considérées comme des « traitements » qu’on peut interrompre en vue de mettre fin à la vie d’une personne.

3/ la priorité à donner au développement des soins palliatifs et à une juste utilisation des directives anticipées, celles-ci ne devant pas transformer le médecin en un simple prestataire de service devant se contenter d’ « exécuter les ordres » du patient.

Les conclusions du rapport Claeys-Leonetti renforcent les inquiétudes d’Alliance VITA sur ces points essentiels, qui ont été particulièrement mis en lumière ces dernières semaines par le collectif Soulager mais pas tuer dont elle fait partie. La notion de « sédation profonde et continue jusqu’au décès » nécessite en priorité d’être expliquée et clarifiée, en prenant l’exemple de situations médicales concrètes. Avant tout débat législatif, l’opinion publique doit être informée de la réalité des dérives euthanasiques qui seraient liées à cette pratique.

Le 12 décembre, François Hollande avait annoncé, lors de la remise du rapport, qu’un débat parlementaire sans vote aurait lieu courant janvier. Celui-ci vient d’être fixé au 21 janvier 2015. Ce débat sera suivi, à une date non encore déterminée, par l’examen au Parlement d’une proposition de loi sur ce sujet, vraisemblablement celle proposée dans le rapport Claeys-Leonetti.

Dans les prochaines semaines, Alliance Vita entend alerter les politiques et le grand public, en coordination avec le collectif Soulager mais pas tuer, sur les risques réels d’une interprétation euthanasique d’un éventuel “droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès”.


DÉPÊCHE AFP (reprise par de nombreux médias)

Pour le porte-parole de Soulager mais pas tuer, Tugdual Derville, également porte-parole de La Manif pour tous, “l’interdit de tuer est fondateur de la confiance entre soignants et soignés” et la proposition des deux députés, même si elle ne parle pas d’euthanasie introduit un “risque de tour de passe-passe” entre soulagement profond et mort.

LE MONDE :

« On a toujours été hostiles à une interprétation extensive de la loi Leonetti », déclare Tugdual Derville, évoquant une « pente glissante ». Pour lui,« systématiser un droit à la sédation terminale, c’est prendre le risque de l’euthanasie déguisée ». Dans l’après-midi, le collectif a publié un communiqué dans lequel il rappelait qu’il inviterait « les Français à descendre dans la rue s’il se confirme que l’interdit de tuer est remis en cause ».

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LE FIGARO :

«Rendre les directives anticipées contraignantes, c’est prendre le risque de mettre à mal le dialogue soignant/soigné. Il ne faut pas faire des médecins les exécuteurs de prescriptions des patients, avertit Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita et porte-parole du nouveau mouvement anti-euthanasie «Soulager mais pas tuer». Une digue importante est en train de sauter. Cette proposition lève l’interdit de tuer par un artifice, avec la conjonction de la sédation, de l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation. Il s’agit bien d’administrer la mort. C’est gravissime de mélanger des sédations légitimes et celles qui seront euthanasiques. Le risque, c’est de répondre à l’angoisse des Français sur la mort par la promesse d’une anesthésie générale. On fait croire que mourir en relation avec ses proches est devenu insupportable.»

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LE GENERALISTE :

Parmi les associations anti-euthanasie, le mouvement “Soulager mais pas tuer” critique le recours à une “sédation terminale jusqu’à la mort” qui “s’apparente à une euthanasie masquée”. Pour le porte-parole de cette association, Tugdual Derville, “l’interdit de tuer est fondateur de la confiance entre soignants et soignés” et la proposition des deux députés, même si elle ne parle pas d’euthanasie introduit un “risque de tour de passe-passe” entre soulagement profond et mort.

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LA VIE :

« Arrêter la nutrition et l’hydratation, qui sont des soins, c’est provoquer dans un délai rapide une fin qui aurait être plus longue, alors que pendant cette fin, le malade a besoin de tous nos soins », déclare ainsi Tugdual Derville, le secrétaire général d’Alliance Vita.
Pour « Soulager mais pas tuer », le mouvement de contestation dont il est le fer de lance, il y a danger, notamment à partir du moment où les dispositifs contraignants s’articulent entre eux. « Les directives anticipées d’un côté, la possibilité de l’autre d’interrompre l’alimentation et l’hydratation, et la systématisation de la sédation, cela constitue de fait un cocktail qui permet d’obtenir la mort. Nous y voyons de l’euthanasie déguisée », dénonce ainsi Tugdual Derville, qui voit là le renforcement de ce qui était « une dérive de la loi Leonetti ». « Au moment où le basculement est attesté publiquement, nous disons ‘attention à la pente glissante’ ! »

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FAMILLE CHRETIENNE :

« Nous sommes face à un risque d’euthanasie qui ne dit pas son nom, affirme Tugdual Derville, cofondateur du collectif Soulager mais pas tuer. Il y a une sorte de tour de passe-passe avec cette sédation que l’on tire du chapeau. La sédation en phase terminale, exceptionnelle, qui assume le double effet (soulager la douleur au risque d’accélérer la survenue de la mort), se trouve mélangée, comme dans une salade empoisonnée, avec la sédation euthanasique. »

Cette proposition de sédation continue jusqu’au décès n’est pas sans rappeler les actes posés par le Dr Bonnemaison, acquitté en juin dernier par la cour d’assises de Pau. « On ne fait rien d’autre que de cautionner ce type de dérapage », assure Tugdual Derville, également délégué général d’Alliance Vita. Sans parler de la possibilité de poser une sédation profonde et continue sans hydratation dont la finalité ne fait aucun doute.

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(Source: osp.frejustoulon)



Rapport Claeys-Leonetti 
Entre ambiguïté et tentation de l’euthanasie
          par Mgr Dominique Rey

L’embarras qui entoure la publication du rapport Claeys-Leonetti remis au président de la République reflète l’ambiguïté dont il se refuse à sortir. On comprend qu’il n’est pas question d’aborder de front euthanasie et suicide assisté. Dont acte. En revanche, la proposition phare du rapport jongle avec les mots lorsqu’elle parle de « sédation profonde et continue ». Quel est cet « accompagnement vers la mort» pour permettre de «mourir dans la dignité » dont parle M. Hollande ?

Un « nouveau droit à mourir » ?

Créer ou reconnaître un nouveau droit à mourir, c’est pour le moins favoriser le développement d’une mentalité euthanasique. Faire de la sédation en phase terminale, déjà pratiquée par les médecins en particulier dans le cadre de soins palliatifs, un droit du patient, c’est modifier de fait la relation entre le médecin et son patient. On a du mal à comprendre pourquoi ce protocole devrait faire l’objet d’un droit sauf à penser que les médecins ne remplissent pas leur mission ou, plus simplement, à induire des pratiques euthanasiques là où une sédation peut être légitime face à une détresse extrême. La sédation en phase terminale, acte pris collégialement, est déjà suffisamment délicate pour qu’on ne rajoute pas de pression aux médecins en les empêchant de privilégier toujours l’écoute et la qualité de la relation avec leurs malades. Pour soulager les souffrances il faut parfois prendre le risque d’accélérer la mort du malade, mais « faire mourir ne peut jamais être considéré comme un soin médical, même si l’intention était seulement de répondre à une demande du patient ».

Le nouveau droit n’introduit-il pas de la confusion là où l’on attend clarté et apaisement ? Ne nous leurrons pas : l’utilisation d’un vocabulaire très technique pourrait servir à détourner le principe du respect de la vie en permettant certaines dérogations.

Lorsqu’une loi prétend introduire et défendre un nouveau droit, il est inévitable de voir les demandes d’en bénéficier affluer, en l’espèce demandes d’ « endormissement » jusqu’à la mort. Le nouveau droit n’introduit-il pas de la confusion là où l’on attend clarté et apaisement ? Ne nous leurrons pas : l’utilisation d’un vocabulaire très technique pourrait servir à détourner le principe du respect de la vie en permettant certaines dérogations. Il est tout à fait adapté de parler ici de « droit fondamental » à la vie, principe inviolable qui est à la base de toute vie en société, principe qui ne doit pas conduire non plus à l’acharnement thérapeutique. Il ne souffre aucune exception : un régime de « dérogation encadrée » mène souvent aux pires excès.

Il est à craindre également que les directives anticipées, si elles devaient s’imposer au médecin, ne favorisent pas la confiance et le dialogue entre patients et soignants. Elles pourraient même inciter les plus fragiles à des demandes radicales, qui disparaissent lorsque les personnes en fin de vie sont prises en charge dans de bonnes conditions.

Prendre soin de la fragilité

Si l’on doit saluer la volonté de développer les soins palliatifs et d’améliorer la formation des médecins sur les questions de fin de vie, il est urgent de ne pas céder à des dérives qui pourront conduire à l’euthanasie. Comment ne pas rappeler à ceux qui préparent et votent les lois les paroles fortes du Pape François, lors de sa visite à Strasbourg, sur la vocation de parlementaires : « Vous êtes appelés à prendre soin de la fragilité », c’est-à-dire à lutter contre la « culture du déchet » qui a tendance à ne considérer la vie humaine qu’en fonction de son utilité. Lorsqu’elle ne l’est plus, « elle est éliminée sans trop de scrupule, comme dans le cas des malades, des malades en phase terminale, des personnes âgées abandonnées et sans soin. »

L’Eglise, qui encourage l’argumentation rationnelle sur ces questions, se souvient aussi que l’euthanasie est une grave violation de la loi de Dieu. « Affirmer la dignité de la personne, c’est reconnaître le caractère précieux de la vie humaine, qui nous est donnée gratuitement. » Pas plus que de sa vie, qu’il reçoit de Dieu, l’homme n’est le maître de sa mort. Aimer la personne mourante, c’est aussi accepter de se laisser désarmer par sa fragilité extrême : la vulnérabilité ne fait jamais perdre la dignité. Rien ne justifie de provoquer la mort d’une personne pour laquelle « on ne peut plus rien ».

Enfin, il n’est pas inutile de se souvenir que la mort n’est pas irrémédiablement fermée à toute perspective de sens et à toute espérance. Pouvoir ne pas la vivre seul est aussi un droit de la personne qu’il faudrait être capable d’honorer de même que la possibilité de la préparer à la rencontre avec Dieu.

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(Source: Genethique.org)




Des éléments pour comprendre le rapport Leonetti-Clayes sur la fin de vie

Louis Damien Fruchaud, juriste, propose des éléments pour comprendre le rapport Claeys-Leonetti qui a été remis vendredi 12 décembre au président de la République.

Le rapport que les députés Jean Leonetti et Alain Claeys ont remis au Président de la République a un but très utilitaire (Cf. Gènéthique vous informe du 12 décembre 2014). Il contient une proposition de loi précisément rédigée, qui peut être immédiatement déposée au Parlement. Le rapport n'est qu'une justification assez brève des quelques points de cette proposition de loi. En cela, le rapport répond à la demande faite par le Président de la République dans sa lettre de mission : élaborer un texte susceptible d'être discuté rapidement. Il convient de souligner que le rapport Léonetti -Claeys arrive toutefois après déjà de nombreux travaux préliminaires (rapport Sicard, rapport du CCNE, débat-citoyen...).

Ce rapport est donc plutôt un exposé des motifs détaillé.

La proposition de loi (PPL) elle-même est assez brève (12 articles sur 3 pages).

Elle est emprunte d'un fil conducteur, qui avait été mis en lumière par la lettre de mission elle-même : respecter la volonté du patient en fin de vie. Il s'agit de répondre au principal reproche qui a été fait à la loi Léonetti : confier le sort des mourants entre les mains des médecins, certes collégialement, mais sans que les souhaits du patient ou de ses proches soient toujours bien pris en compte. Le principe de l'autonomie de la volonté, principe cardinal de l'ordre juridique français, est donc au fondement de cette proposition de loi.

Ce renforcement de la primauté de la volonté individuelle du patient s'illustre dès le premier article de la PPL, qui modifie l'un des premiers articles du code de la santé publique (CSP). Le "droit de recevoir des soins visant à soulager la douleur" est supprimé. Il est remplacé par un "droit à une fin de vie digne et apaisée", dont la "satisfaction" est laissée aux professionnels de santé, tenus à une obligation de moyen renforcée.

La nutrition et l’hydratation considérées comme des actes de traitements

Les articles 1 et 2 de la PPL introduisent également une nouveauté : ils distinguent les actes de traitement des actes de soins, en précisent explicitement que : "La nutrition et l’hydratation artificielles constituent un traitement". La distinction est sans doute bienvenue. La qualification expresse, et absolue (il n'y a plus d'appréciation au cas par cas) de la nutrition artificielle et de l'hydratation artificielle comme traitement est quant à elle problématique. Elle inscrit dans la loi ce qui n'était jusqu'à présent reconnu que par la jurisprudence (CE Ass., 14 février 2014 puis 24 juin 2014, Vincent Lambert).

Une telle qualification est problématique car voir dans l'alimentation un traitement, et non un soin, est non seulement douteux mais va encore relativement contre le sens commun. C'est aussi problématique à un titre proprement juridique : cela rend le droit beaucoup moins cohérent et plus difficilement compréhensible. Cette qualification est en effet effectuée dans un chapitre relatif aux "droits de la personne", chapitre préliminaire du CSP. Elle s'applique donc également aux nourrissons ou aux personnes âgées incapables de se nourrir par eux-mêmes, ou à tout autre patient dans cet état, même provisoire. Or, dans chacune de ces situations, il est manifeste que ce "traitement" a pour seul but le "maintien artificiel de la vie", c'est-à-dire le maintien en vie au moyen d'une technique.

Sédation profonde, une ouverture vers le suicide assisté ?

Ce chapitre préliminaire contient un seul article, le L. 1110-5 CSP, relatif à la fin de vie. La PPL Léonetti-Claeys vise à insérer dans ce chapitre une sorte de "code de la fin de vie", en réécrivant cet article et en y ajoutant 3 autres articles, ayant spécifiquement pour objet :
- l'interdiction de l'acharnement thérapeutique et la faculté de suspendre un traitement lorsque celui-ci a pour seul effet le maintien artificiel de la vie ;
- le droit à la sédation profonde : "un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès" qui est toujours "associé à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie"

- parallèlement à la sédation profonde, droit du patient, le droit pour le médecin de mettre en place un tel traitement, même sans demande préalable.

Ce dernier droit existait déjà. C'est donc l'institution d'un droit identique, au bénéfice du patient en fin de vie, qui est une vraie nouveauté.

Toutefois, ce nouveau droit à sédation profonde s'exerce dans deux situations médicales bien distinctes. La première est caractérisée par une "souffrance réfractaire au traitement" alors que le patient voit son "pronostic vital engagé à court terme". La seconde situation est caractérisée, d'une part, par le fait que le pronostic vital n'est pas engagé : le patient n'est pas en fin de vie. Il le devient uniquement en raison du fait qu'il a fait le choix "du refus de l'acharnement thérapeutique", l'arrêt des traitements engageant alors le pronostic vital. Ce sont clairement les patients en état végétatif qui sont ici visés. Avec la qualification de l'alimentation en tant que traitement, la PPL se situe ici plutôt dans une logique de suicide assisté. D'autant plus que, d'autre part, il n'est pas question de souffrance dans cette situation. Le droit devient à nouveau contradictoire et inintelligible : comment un "traitement à visée antalgique" pourrait être prescrit dans une situation où il n'y a pas de souffrance ? A moins qu'on vise celles créées par l'arrêt de traitement mais cela revient alors le plus souvent à vouloir lutter contre la déshydratation et la faim qu'on a causé et qui, justement, ne sont pas "réfractaire au traitement"...

Le reste de la PPL appelle deux observations.

La première est la nouvelle rédaction donnée à l'article portant sur les directives anticipées. Cette rédaction témoigne de ce qui a été dit plus haut : elle fait disparaître le mot "souhait" pour lui préférer le terme "volonté". Le médecin n'en tient plus compte : elles s'imposent à lui, "sauf en cas d’urgence vitale" ou si elles "apparaissent manifestement inappropriées". La logique ne semble pas plus celle du dialogue que l'état du droit précédent : là où la volonté du médecin primait, c'est désormais celle du patient.

La seconde est plus anecdotique, mais révélatrice de l'état d'esprit dans lequel le rapport a été rédigé. La PPL propose en effet de supprimer du chapitre relatif aux principes généraux de l'expression de la volonté du patient l'article qui prévoit l'existence de la personne de confiance pour le réécrire, à peu près à l'identique, dans le chapitre relatif à l'"expression de la volonté des malades en fin de vie". Les seules modifications sont intéressantes, car elles déterminent le statut de la personne de confiance : "Elle témoigne de l’expression de la volonté de la personne. Son témoignage prévaut sur tout autre témoignage." Cependant, on ne comprend pas ce qui justifie qu'elle n'existe plus qu'au moment de la fin de vie. Le droit devient à nouveau contradictoire et confus.

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(Source: Ombres & lumières)


Unité de soins palliatifs © AMELIE-BENOIST / BSIP

Unité de soins palliatifs © AMELIE-BENOIST / BSIP

"Je suis inquiète pour les personnes vulnérables"

Le 12 décembre, les députés Claeys et Léonetti rendaient à François Hollande leur rapport sur la fin de vie. Nous avons demandé au Dr Béatrix Paillot, médecin gériatre, sœur consacrée de la communauté de l’Emmanuel, de réagir à ce document, qui sera soumis à un débat parlementaire en janvier.

Droit à la sédation

Cette proposition de loi m’inquiète beaucoup d’une manière générale, mais plus encore pour les personnes vulnérables que je soigne. Si on endort systématiquement les personnes en fin de vie, elles seront privées de vivre l’ultime étape de leur existence : on sait que ce temps peut être riche de sens et d’échanges avec les proches. Suprême étape de la croissance humaine, c’est souvent dans les dernières heures du cheminement terrestre que peuvent se vivre tant d’événements inoubliables qui éclaireront à jamais la vie de ceux qui restent. Je pense à une femme cancéreuse qui se trouvait en unité de soins palliatifs. Son état n’était pas facile à soulager et les derniers moments n’ont pas été très confortables pour elle. Quand elle a senti venir son heure, elle a téléphoné à son mari pour qu’il vienne : il est arrivé et pendant quatre heures, ils ont vécu des moments d’une rare densité. Pour rien au monde, ils n’auraient voulu être privés de ces instants précieux. Ce qui a fait la noblesse des services d’accompagnement et de soins palliatifs dans leur principe fondateur, c’est de pouvoir soulager les souffrances physiques et morales des malades, sans pour autant les endormir, de telle manière qu’ils puissent encore vivre jusqu’au bout ce qu’ils ont à vivre avec les soutiens dont ils ont besoin.

Dans mon expérience professionnelle, une seule fois une personne m’a demandé d’être endormie dans les derniers jours de sa vie. Autrement dit, c’est une situation encore plus rare que les demandes d’euthanasie exprimées par les malades : l’expérience montre que ces dernières demandes ne sont pas très fréquentes dès lors que l’on soulage correctement les souffrances des êtres atteints par la maladie ! Cette personne qui demandait à dormir n’avait pas de douleurs, mais ne supportait plus d’attendre "son heure". Elle disait avoir mis toutes ses affaires en ordre. Nous lui avons proposé une sédation contrôlée : nous l’endormions pour 24h et nous la laissions se réveiller. On lui demandait comment elle allait et si elle voulait être rendormie. Et ainsi de 24h en 24h, nous lui avons fait une sédation, réversible à tout moment, jusqu’à sa mort. A aucun moment, nous ne l’avons privée de sa liberté de revenir en arrière. Dans la nouvelle proposition de loi, si une sédation est débutée, elle sera obligatoirement profonde et continue jusqu’au décès "sans retour en arrière possible". Quelle privation de liberté !

Personnes âgées ou atteintes d'Alzheimer

A propos des personnes âgées, combien de fois en ai-je vu arriver dans le service de gériatrie à un stade prétendument mourant et qui après quelques jours de prise en charge adaptée, reprenait tranquillement le chemin du domicile pour 20 ans de plus bon pied, bon œil. Combien de fois ai-je été agréablement surprise de ces résurrections imprévisibles. L’inverse est également vrai : des vieillards plutôt en forme, peuvent se retrouver plus vite que prévu en fin de vie à la suite d’un banal problème de santé. Avec les personnes âgées, on ne peut jamais savoir à quoi s’attendre : il faut donc, en hospitalisation, avancer pas à pas en personnalisant les soins et en s’adaptant sans cesse aux situations nouvelles. Si à l’occasion d’une sérieuse aggravation de l’état de santé d’une personne âgée, on considère trop vite qu’elle est en fin de vie, on risque fort, avec une obligation légale de sédation profonde et définitive avec arrêt complet des apports nutritionnels et de l’hydratation, d’envoyer ad Patres bien des personnes qui n’étaient en réalité pas en fin de vie.

Par ailleurs, pour les personnes atteintes de maladie d’Alzheimer, comment les considérera-t-on ? Déjà, quand on ne les côtoie pas habituellement, on pense que leur vie n’a pas de sens. Comme la tentation sera grande d’interrompre leur vie avant l’heure ! Et pourtant l’expérience de terrain me prouve chaque jour un peu plus qu’au milieu de leurs fragilités, ces personnes vulnérables détiennent un pouvoir extraordinaire d’humanisation de ceux qui les entourent dès lors que l’on cherche à prendre soin d’elles. Alors ces malades en phase avancée de la maladie, les considérera-t-on comme aptes à donner leur avis de manière libres et éclairées ? Il est fort à craindre qu’on les considérera à la première occasion comme non compétentes et que l’on décidera pour elles d’une sédation définitive jusqu’à ce que mort s’ensuive puisque l’hydratation et l’alimentation seront de facto arrêtées. Même si le mot n’est pas prononcé, ne nous y trompons pas : ce seront des euthanasies par omission de soins proportionnés.

Arrêt de nutrition et d’hydratation

Ce n’est pas seulement l’alimentation et l’hydratation artificielles qui seront stoppées, mais l’alimentation et l’hydratation tout court, puisque par la force des choses, la personne endormie ne pourra plus suppléer naturellement à ses besoins comme elle le pourrait si elle était éveillée.

Dans la future loi serait inscrit noir sur blanc que "l’alimentation et l’hydratation artificielles sont des traitements", et non plus des soins de base comme ils ont toujours été considérés avant le début du IIIe millénaire. Or, alimenter et hydrater une personne dans l’impossibilité de le faire spontanément n’est pas l’équivalent d’un médicament que l’on pourrait éventuellement interrompre : c’est la réponse à un besoin physiologique de base a priori normalement dû à toute personne humaine qu’elle soit bien portante ou malade, dès lors que ces apports sont bien tolérés et atteignent leur but. On ne peut les arrêter pour le seul motif que l’on décide d’endormir un malade pour le soulager de ses souffrances morales ou physiques ! Si on les arrête, c’est pour être sûr de provoquer la mort au cas où le malade ne meurt pas aussi vite qu’on l’aurait cru. Il y a là une intention délibérée de donner la mort : c’est de l’euthanasie pure et simple.

Tous les soignants et toutes les institutions morales ne sont pas d’accord avec l’idée que l’alimentation et l’hydratation artificielles puissent être considérées comme des traitements, loin s’en faut. Si la législation devait évoluer dans le sens proposé, il serait légitime d’y adjoindre une clause de conscience : les soignants ne doivent pas être obligés d’arrêter contre leur conscience une alimentation et une hydratation artificielles bien tolérées par un malade sous prétexte que l’on veut l’endormir pour le soulager physiquement ou moralement.

Comprenons bien : ici, le but réel n’est pas de soulager, mais de s’assurer que la personne meurt au plus vite et sans retour en arrière possible : on l’endort et on ne l’hydrate plus. On sait qu’il faut trois jours pour tuer quelqu’un si on le prive totalement de boisson. On voudrait tuer son chien qu’on ne ferait pas autrement… Que signifie dans la proposition de loi que l’on pourrait procéder à cette sédation quand la fin de vie serait engagée "à court terme" : si on est à moins de 48h, peut-être. Mais si on estime la durée de vie à plus de trois jours, on entre clairement dans le cadre d’un homicide volontaire réalisé avec préméditation : c’est un assassinat pur et simple, organisé à grande échelle.

Directives anticipées

A propos des directives anticipées contraignantes, je suis également inquiète : on peut avoir signé un papier un jour et changer d’avis durant la maladie : c’est si fréquent ! Il suffit de voir le nombre de personnes qui militent pour l’euthanasie lorsqu’elles vont bien et qui ne la demandent plus quand elles sont malades… Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Par ailleurs, pourquoi contraindre le médecin à poser des actes euthanasiques contre sa conscience sans lui donner le recours possible à une clause de conscience ? Il y a là un abus de pouvoir. On souhaite proposer un document modèle dans lequel on proposera aux personnes de s’aligner sur les propositions de la loi : être endormis en fin de vie avec arrêt de tout traitement de maintien en vie (sous-entendu alimentation et hydratation aussi). Par peur de souffrir et de l’inconnu, qui ne signerait pas les yeux fermés un tel document ? Et pourtant, dans la pratique clinique, les malades parvenus au terme de leur existence ne demandent quasiment jamais à être endormis en fin de vie : il y a tant de choses précieuses à vivre lorsque la vie ne tient plus qu’à un fil !

Enfin, on veut rendre obligatoire la désignation d’une personne de confiance durant les temps d’hospitalisation. C’est peut-être bien. Mais attention ! Des adhérents de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) qui militent en faveur de l’euthanasie, cherchent à se faire désigner personnes de confiance d’un maximum de personnes pour solliciter leur euthanasie lorsque le moment sera venu. Ne demandez pas à n’importe qui d’être votre personne de confiance !

Les soins palliatifs offrent aux malades la possibilité d’être endormis pour passer un cap difficile si c’est nécessaire. Il n’est pas nécessaire d’en faire la demande écrite.

Mais puisqu’on nous y pousse, je vais écrire des directives anticipées dans lesquelles je demanderai à ce qu’on me donne les calmants nécessaires pour ne pas avoir mal en fin de vie, mais sans altérer ma conscience. Je demanderai à ce que l’on ne pratique sur moi ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie (que ce soit par action ou par omission). Je demanderai donc à ce que l’on maintienne mon alimentation et mon hydratation, y compris artificielles, si elles sont bien tolérées et qu’elles atteignent leur but. Et s’il faut m’endormir pour passer un cap particulièrement difficile, je demanderai à ce que l’on me réveille au moins une heure toutes les 24h. Je demanderai que cette sédation puisse être réversible une fois le cap pénible passé.

Béatrix Paillot, ombresetlumiere.fr – 15 décembre 2014

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(Source: Famille Chrétienne)

"Est-ce qu’une loi peut donner une mort apaisée ?" (Dr Olivier Jonquet)




Porte-parole du collectif Convergence Soignants-Soignés, le Dr Olivier Jonquet met en garde contre les interprétations possibles des préconisations du rapport Leonetti-Claeys sur la fin de vie, remis au chef de l’État le 12 décembre.


Le rapport des députés Jean Leonetti et Alain Claeys et la proposition de loi attenante ont été remis au président de la République. Ils ont pour but de créer « de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » de façon à bénéficier d’« une fin de vie digne et apaisée ».

Le constat d’un « mal-mourir » en France s’appuie sur la mission d’évaluation de la loi Leonetti après l’affaire Chantal Sébire en 2008, le rapport Sicard « Penser solidairement la fin de vie » en décembre 2012, le compte rendu de la Conférence des citoyens et l’avis du Comité consultatif national d'éthique, sans oublier l’avis du Conseil national de l’Ordre des médecins. Ces différents documents faisaient état d’une méconnaissance et de l’inapplication des lois sur les soins palliatifs (1999), de la loi Kouchner (4 mars 2002) et de la loi Leonetti. Il faut le déplorer, mais faut-il faire une nouvelle loi pour risquer de court-circuiter, par facilité, les moyens à mettre en œuvre pour appliquer ces lois mettant en jeu une solidarité nationale au service des plus vulnérables ?

La France peut s’honorer que, sur des débats dits sociétaux (mis à part certains cas particuliers…), le temps de la réflexion soit donné comme cela a été le cas, en son temps, à propos des lois sur la bioéthique. Dans la proposition de loi sur la fin de vie, on ne peut que se réjouir que les mots « suicide assisté », a fortiori « euthanasie », ne soient écrits ni prononcés. Cependant, il importe d’être vigilant sur les termes, les moyens et les procédures employés.

La sédation appliquée en fonction des cas

La sédation (de sedatio, « action d’apaiser, de calmer ») est déjà reconnue dans le droit et inscrite dans le Code de déontologie médicale (art. 37 §3) depuis 2009. Elle est reconnue, de même que le droit de bénéficier d’une prise en charge de la douleur, même si, ce faisant, la survenue du décès peut être accélérée. C’est le principe du double effet où l’effet bon (calmer la douleur, l’angoisse) est le but premier recherché ; l’accélération de la survenue du décès en est parfois la conséquence, elle n’est pas obligatoire, elle n’est jamais voulue pour elle-même. Le Catéchisme de l’Église catholique dans son § 2279 l’admet sans problème.

De même, lors de limitations ou d’arrêts de traitements actifs, c’est-à-dire le refus de l’acharnement thérapeutique ou de l’obstination déraisonnable, des mesures d’accompagnement sont elles aussi nécessaires. Ces dernières peuvent conduire à l’administration de traitements antalgiques ou sédatifs dans le cadre d’une sédation en phase terminale.Ceux-ci sont administrés selon l’état du patient : les conditions de survenue de la mort sont différentes selon que l’on arrête une dialyse rénale ou une ventilation artificielle. Dans le cas de la cessation d’une dialyse rénale, le décès survient en quelques jours et, en général, paisiblement. Dans le cas de l’arrêt d’une ventilation artificielle chez un patient conscient, le décès survient par asphyxie très rapidement, dans des conditions inhumaines si une sédation n’est pas administrée (ici aussi, le CEC § 2278-2279 légitime cette modalité).


Au cours du temps, le risque est de voir demander des sédations terminales à la suite d’affaires médiatiquement montées en épingle.

Ce qui est nouveau réside dans l’article 3 de la proposition de loi. Il reconnaît le droit à « un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès associé à l’ensemble des traitements de maintien en vie » et ce, dans trois circonstances :

- « lorsque le patient atteint d’une affection grave et incurable dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire au traitement ». Rien de neuf, c’est déjà effectué. C’est un droit des patients et le devoir des médecins de traiter la douleur dans le cadre du double effet évoqué plus haut ;

- « lorsque la décision du patient, atteint d’une affection grave ou incurable, d’arrêter un traitement, engage son pronostic à court terme ». À première vue, pas de problème, la loi le prévoit déjà (CSP L.1111-4). Cependant, chez quelqu’un atteint d’un cancer qui refuse son ou ses traitements ou qui a désiré les interrompre, sera-t-on tenu d’administrer une sédation « profonde et continue » jusqu’à ce que « mort s’ensuive » ? « La phase terminale de la vie est celle où le pronostic vital est engagé à court terme » (rapport 2.3). Que veut dire « court terme » ? Sans procès d’intention vis-à-vis du législateur, cela n’ouvre-t-il pas la porte au suicide médicalement assisté ?

On peut imaginer un patient atteint, par exemple, de maladie neuro-musculaire (sclérose latérale amyotrophique…), d’un cancer avec quelques mois de vie en perspective demandant « un traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération continue de la vigilance jusqu’au décès ». La notion de phase terminale étant celle où le « pronostic vital est engagé à court terme », la notion de court terme pour le patient peut être très subjective, et différente de celle du législateur.

Au cours du temps, le risque est de voir demander des sédations terminales à la suite d’affaires médiatiquement montées en épingle et dériver vers un suicide médicalement assisté qui ne sera pas inscrit dans la loi, mais pratiqué de fait ;

- « lorsque le patient ne peut pas expliquer sa volonté et dans le cadre du refus de l’obstination déraisonnable, le médecin applique le traitement à visée sédative et antalgique provoquant une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès ». Cette situation a déjà été examinée plus haut.

La sédation peut-elle résoudre le mal-mourir en France ?

En conclusion de ces conditions d’application d’une sédation, a priori rien de nouveau, mais ce qui me choque est la liaison causale obligatoire entre « altération profonde et continue de la vigilance » et « décès ». Ceux qui exercent sur le terrain, en soins palliatifs, en réanimation, en cancérologie, sont bien conscients que, lorsqu’ils engagent une sédation, celle-ci s’accompagne souvent à plus ou moins longue échéance d’un décès.

Mais la finalité que semble supprimer le texte n’est pas seulement de soulager, mais d’aller jusqu’à la mort pour « évacuer la peur de la mort en évacuant le mal-mourir » (rapport Sicard). En d’autres termes, et de façon brutale,éradiquer le patient pour éradiquer l’angoisse et la douleur. Il est difficile mais fondamental de faire comprendre que le même acte technique peut avoir des significations éthiques différentes : prescrire une sédation, un traitement antalgique, peut avoir pour finalité soit de tuer soit de soulager. Ce télescopage entre l’acte et le résultat est délétère pour la réflexion. Il a des implications éthiques qui dépassent ce sujet de la fin de vie.

La proposition de loi considère « la nutrition et l’hydratation artificielles comme un traitement » (art. 2). C’est un sujet complexe qui mérite mieux qu’une phrase. Il en est de même des « directives anticipées » dont le caractère obligatoire, opposable, doit être soumis à conditions.

Quelle vision avons-nous des soins palliatifs ?

Au-delà de ces aspects techniques, de quoi s’agit-il ? Il s’agit pour la société de se regarder en face. Depuis 50 ans, la mort s’est médicalisée, elle a été confiée aux médecins. Le mal-mourir peut être dû aux médecins. C’est souvent vrai. Les études leur ont appris à guérir de mieux en mieux au travers de techniques, de traitements efficaces qui expliquent l’allongement de l’espérance de vie. Cela a pu se faire au détriment de la prise en compte de l’écoute du patient, de ses attentes, de ses volontés, de ses peurs légitimes, de son droit à une information la plus ajustée possible. Il est bien de remettre le patient au centre.

Quelle vision avons-nous des soins palliatifs ? Savons-nous que cela vient de pallium, le « manteau ». Un manteau, entoure, réchauffe ; il n’est pas fait pour cacher la réalité. Tout acte médical ou soignant commence par une relation humaine, un regard, un toucher ; il est palliatif par nature, et ce, quel que soit le devenir du patient.

La loi sur les soins palliatifs, les grandes lois Kouchner et Leonetti ont changé pour beaucoup de patients et d’équipes leur manière d’être et de faire. Il se passe des choses magnifiques dans ces unités, ces services imprégnés de cette « culture palliative » qui n’est pas un « plan B », un expédient quand on ne sait plus quoi faire, ou un mouroir où le malade reste vivant jusqu’à la mort. Ce n’est pas parce que l’enseignement sur les soins palliatifs, la fin de vie, reste embryonnaire ; ce n’est pas parce que les moyens humains et matériels sont parfois dérisoires qu’il est nécessaire de risquer de jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est au contraire un défi.

Aucune loi ne réglera tous les problèmes. Est-ce qu’une loi peut donner une mort apaisée ? La vie comme la mort sont un combat, une agonie. Elles nous confrontent à notre propre finitude, nos fragilités, notre vulnérabilité. Osons les affronter ensemble, de façon solidaire, fraternelle au sein de nos équipes, de nos familles avec les patients.

Docteur Olivier Jonquet

Pour les soignants: Signez la pétition de "Convergence soignants/soignés"


Le Dr Olivier Jonquet est médecin-réanimateur, président de la commission médicale d’établissement du CHU de Montpellier, et porte-parole du collectif Convergence Soignants-Soignés.

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Déclaration de françois hollande lors de la remise du rapport 
par Jean Leonetti et Alain Clayes
(Source: Elysée)



Le président François Hollande a reçu, vendredi 12 décembre, le rapport sur la fin de vie piloté par les députés MM. Alain Claeys et Jean Leonetti. L’objectif de ce rapport est de proposer une loi qui ouvre de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

Trois lois traitent aujourd’hui de la fin de vie. La loi du 9 juin 1999 vise à garantir l’accès aux soins palliatifs qui permettent de prévenir et de soulager la douleur. La loi du 4 mars 2002 établit un droit de refus de l’acharnement thérapeutique et remet le patient au coeur des décisions médicales qui le concernent. Enfin la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, affirme pour la première fois l’interdiction de l’obstination déraisonnable pour les médecins, complétant ainsi la loi de 2002 et affirmant le respect de l’autonomie des patients.

Pourtant, neuf ans après l’adoption de la loi Leonetti, la situation des personnes en fin de vie reste insatisfaisante. Les différentes lois successives restent méconnues des patients comme des médecins, limitant ainsi leur bonne application. De plus, de fortes inégalités territoriales existent dans l’accès aux soins palliatifs. Ainsi, seules 20% des personnes qui devraient en bénéficier y ont accès. Cela s’explique, entre autres, par la faible proportion de médecins formés à la prise en charge de la douleur : seulement 20%.

La proposition de loi, issue du rapport, prévoit des mesures fortes pour permettre une fin de vie apaisée.



Plein écranici


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Archives du blog :

2014


Soulager mais pas tuer
Mélanger les sédations rique d'être "Excessivement anesthésiant" 
                   par @TDerville (3 dec 2014)
Un livre indéfendable: “Médecin catholique, pourquoi je pratique l’euthanasie” 
                                 (Cyril Douillet dans "Cahiers Libres")
L'appel des médecins de demain contre le suicide assisté 
                                 ( suite à celui de Nicole Boucheton - ADMD)
Guide sur le processus décisionnel  relatif aux traitements médicaux 
 dans les situations de fin de vie (Conseil de l'Europe)
"Alimentation et hydratation artificielle" (Site de l' Eglise Catholique)
Euthanasie: "Le changement c'est maintenant" (Emmanuel Hirsch)
Affaire Lambert : ce que dit vraiment la décision du conseil d'Etat (Thibault Collin)
Ne touchez pas l'Intouchable ! (Philippe Pozzo di Borgo)
"La médecine face à l’euthanasie" dans Réplique d' Alain Finkielkraut
                           avec Anne-Laure Boch et Bernard Lebeau  
Mon Dieu, sauvez les Belges ! (Via @koztoujours)
Réponse de l' académie de Médecine suite à la saisine du Conseil d’Eta concernant 
                            la situation de Monsieur Vincent Lambert
L’EUTHANASIE  DES NOUVEAU-NÉS ET  LE PROTOCOLE DE GRONINGEN
                                      (Institut Européen de Bioéthique)
Pour que plus jamais on ne touche aux Intouchables (Philippe Pozzo di Borgo)
Jean-François Mattei, sur l'affaire Vincent Lambert, 
            « Le conseil d'Etat est contraint à un jugement de Salomon »
Affaire Vincent Lambert : le coup d’éthique du Conseil d’Etat
"Comment réduire la vulnérabilité des personnes en fin de vie" Avec Didier Sicard
Avis de 18 citoyens  sur La fin de Vie !
"Solidaires en fin de vie, Ta vie vaut mieux que l'euthanasie !"
L' embrouille du Rapport Sicard sur la Fin de Vie,
suicide assisté et Euthanasie en embuscade.
La justice sauve un patient d’une euthanasie
Euthanasie - Lettre ouverte à mes confrères de l’Ordre des médecins
par le Docteur Léonard Tandeau de Marsac
Rapport Sicard: "Penser solidairement la fin de vie"


2013

 Avis de 18 citoyens  sur La fin de Vie ! Mrs,Mmes les Parlementaires, de qui se moque t on !

"Solidaires en fin de vie, Ta vie vaut mieux que l'euthanasie !"
2012
Rapport à François Hollande Président de la république Française
Euthanasie, soins palliatifs... La fin de vie en France n'est pas celle qu'on croyait
Fin de vie : l’Académie nationale de médecine se prononce
Fin de vie: "Même une personne vulnérable, fragile, abîmée reste digne jusqu’au bout"
Mission Sicard - Fin de vie : faut-il aller plus loin que la loi Leonetti ?
Le débat sur l'euthanasie devient un débat sur le suicide assisté
Vivre la fin de vie (RCF) avec Tugdual Derville
Le député UMP Jean Leonettio estime que la loi sur la fin de vie portant
son nom peut être améliorée.
L’exception d’euthanasie
Le droit devant la mort
Perdu d' avance ? (Euthanasie et Homofiliation )
Euthanasie: "Y avait-il une solution pour Vincent Humbert, Chantal Sébire ... ?"
Face à "La tentation de l' Euthanasie" - Bilan du #VITATour d' AllianceVITA
François Hollande relance le débat sur l'euthanasie (sur RND)
Euthanasie et mourir dans la dignité dans Carrément Brunet
avec Tugdual Derville & Jean Leonetti
"Au pays des kangourous" - Fin de vie et dépression , l' importance du "regard" de l' "autre"
Droit des malades et fin de vie, que dit la loi "Leonetti" ?
Euthanasie : Opération Chloroforme pour Jean-Marc Ayrault via @Koztoujours
Audio du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault sur l’euthanasie
"Euthanasie : terrorisme intellectuel et complaisance politique"
L' Euthanasie n' est pas une valeur de gauche ...
Déclaration de l' académie Catholique de France sur la « FIN DE VIE »
"Rire et soins palliatifs, est-ce sérieux?" avec Sandra Meunier, clown art-thérapeute
Quels soins palliatifs pour demain ... lors de la journée mondiale des soins palliatifs sur RND
Le Groupe National de Concertation sur la Fin de Vie (GNCFV) propose au gouvernement l’organisation d’un débat public
"Sauvons Papi et Mamie" - Une campagne pour la VIE
"La fin de vie" dans RCF Grand Angle avec Tugdual Derville
Euthanasie: 10 ans d’application de la loi en Belgique (Mai 2002- 2012 )
Les AFC rentrent en campagne, pour une politique soucieuse des plus fragiles
Alliance Vita continue son "Tour de France de la solidarité" - #VITATour
Alliance Vita lance son "Tour de France de la solidarité"
Pourquoi la question de la fin de vie est-elle si politique ? avec Tugdual Derville
Tugdual Derville sur RCF au furet du nord de Lille - "Tour de France de la solidarité"
France Catholique: La tentation de l' Euthanasie, enjeu majeur de l' élection présidentielle
Fin de vie, faut il une nouvelle loi ? avec Tugdual Derville sur BFMbusiness


2011
Carte vigilance "Fin de vie" - 10 idées solidaires de la dépendance
Alliance VITA: "appel aux candidats aux élections de 2012
Face à une demande d' euthanasie ! (Mieux comprendre la complexité des soins palliatifs)

"Euthanasie, directives anticipées, sédation : synthèse et analyse d'AllianceVITA"
Affaire Vincent Lambert : le coup d’éthique du Conseil d’Etat








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